Vidéo Les scandales dans les familles royales au Royaume-uni, en Belgique, en Espagne et au Moyen Orient

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Chaque semaine dans "le monde en face", une même actualité vue par quatre correspondants de franceinfo. Aujourd'hui, les scandales qui touchent quelques monarchies de la planète.

L'interview du prince Harry et de son épouse Meghan sur la chaîne américaine CBS a déclenché une tempête au sein de la monarchie britannique. Cette semaine, "Le monde en face" a voulu savoir s'il y a aussi des scandales dans les autres monarchies de la planète. Et il y a aussi du rififi dans bon nombre de familles royales. Nous vous emmenons dans pleins de palais royaux, en Belgique, au Moyen-Orient, en Espagne et au Royaume-Uni.

La Belgique n'a pas été épargnée par les scandales, notamment avec l'affaire de la fille illégitime cachée de l'ancien roi Albert, le père de l'actuel roi Philippe. Mais tout a fini par s’arranger. C’est d'ailleurs grâce au roi Philippe que l'on doit cet apaisement après une longue saga médiatique et judiciaire qui a écorné l'image de l’ex-souverain Albert. Delphine Boël a attendu l'âge de 52 ans pour obtenir, grâce à un test ADN devant la justice, une reconnaissance officielle. Et c'est son demi-frère Philippe qui lui a ouvert les portes du palais, de son cœur et de la vie familiale, puisqu'elle a revu son père Albert. Le palais a communiqué joliment en expliquant qu'après les tumultes, les blessures venaient le temps du pardon et de la réconciliation.

En Espagne, les affaires se succèdent à un certain rythme, notamment autour de l'ancien roi Juan Carlos, soupçonné de corruption et exilé aux Emirats. Dernière affaire en date, la régularisation des impôts de l'ex-souverain avec près de 4,4 millions d’euros qui ont été versés au fisc espagnol, de quoi compenser des impôts qui n’avaient pas été payés sur des avantages en nature. Juan Carlos avait d'ailleurs abdiqué en 2014 parce que les dossiers s’accumulaient. En réalité, les scandales, financiers notamment, continuent de sortir. Pour se faire oublier, Juan Carlos est parti vivre à Abou Dhabi. Philippe essaie de couper les ponts avec son père. Mais à chaque fois qu'un incendie est éteint, un autre se déclare quelques semaines plus tard.

Dans le golfe Persique, l'autre grande région du monde où les monarchies sont encore bien présentes, rares sont ceux qui tournent le dos aux familles royales. Pour cause, ceux qui l'ont fait l'ont payé très cher. Exemple avec l'émir de Dubaï, qui est touché par des scandales, notamment la défection de l'une de ses filles. Il y a quelques semaines, elle a été kidnappée à l'extérieur du pays et ramenée à Dubaï. Dans des vidéos postées sur Internet, elle se dit prise en otage et craindre pour sa vie. Ce que la famille royale de Dubaï a absolument démenti. Autre exemple, juste à côté, en Arabie saoudite, des membres de la famille royale sont aujourd'hui en prison ou en résidence surveillée pour avoir osé critiquer la monarchie saoudienne. Des princes qui l'ont fait depuis l'étranger ont aussi été ramenés en Arabie saoudite. Depuis, on ne les entend plus. Les monarchies pétrolières du Golfe sont terrorisées par les critiques qui pourraient affaiblir leur légitimité. C'est d'autant plus le cas depuis les Printemps arabes. Le vent de changement qui a soufflé et auquel les monarchies du Golfe ont répondu par la répression.

Au Royaume-Uni, l'onde de choc post-interview d'Harry et de Meghan n'est toujours pas retombée à Buckingham Palace. Mais tant que la reine Elizabeth II, bientôt 95 ans, est aux manettes, la Firme, comme on surnomme la famille royale britannique, tient le choc. Mais après ? D'un côté, il y a les traditionalistes, ceux qui veulent garder Buckingham et toutes ses habitudes surannées. De l'autre, il y a les réformateurs, ceux qui veulent tout chambouler. Elizabeth II, avec plus de 79 ans de règne, conserve une cote de popularité intacte. Mais après elle, le prince Charles doit succéder à sa mère. Et là, c'est une tout autre histoire. Son image avait déjà été écornée au moment du divorce avec Diana. Le prince Harry explique qu'ils ne se parlent plus depuis son exil aux Etats-Unis. Et puis, il y a eu la série "The Crown", dont la dernière saison a été diffusée sur Netflix en fin d'année dernière. On y voit un prince Charles froid et injuste. Le prince Harry dit qu'il aime bien cette série. Il faut dire qu'avec sa femme Meghan, ils ont signé un juteux contrat avec la plateforme de streaming. Règlements de comptes familiaux, business et coups de théâtres, les familles royales sont en tout cas une mine d'or en termes de saga médiatique.

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