Référendum en Catalogne : les bureaux de votes se transforment en lieux de résistance

La guardia civil, elle, court toujours après les quelque 6 000 urnes destinées aux bureaux de vote que les communes gardent dans des endroits tenus secrets.

Dans les écoles de Barcelone, élèves, profs, habitants commencent à s\'installer pour que les lieux restent ouverts.
Dans les écoles de Barcelone, élèves, profs, habitants commencent à s'installer pour que les lieux restent ouverts. (Isabelle Labeyrie / Radio France)

A la veille du Référendum en Catalogne, la tension monte. D’un coté, les indépendantistes qui veulent à tout prix aller voter, et de l’autre le pouvoir central de Madrid qui veut les en empêcher. 

En début d'après-midi, la police avait déjà fermé la moitié des bureaux. Près de 1 300 écoles ont été mises sous scellés dans toute la Catalogne, mais la plupart d’elles étaient vides. Seuls 163 sites étaient occupés. Les militants indépendantistes ont désormais le droit de rester ou de sortir mais plus personne ne peut y pénétrer.

Un usage de la force qu'en dernier recours

Dans les grandes villes, beaucoup de bureaux de votes sont toujours transformés en lieux de résistance familiale et festive. Pour Max, 20 ans, étudiant en arts graphiques, "on reste là pour que la police ne puisse pas fermer l'école et pour que le vote se fasse. Pour montrer aussi qu'on est pas des terroristes. On veut juste qu'ils nous laissent notre liberté d'expression, rien de plus"

Les Mossos d’Esquadra, les policiers catalans, passent à intervalles réguliers. Ils demandent aux activistes de quitter les lieux au plus tard pour demain matin 6h (trois heures avant le début du vote). Leur responsable leur a demandé de ne faire usage de la force qu'en dernier recours.

A la demande de la justice espagnole, d’autres mesures ont été mises en application aujourd’hui. Des policiers sont arrivés au Centre des technologies de l'information et de la communication du gouvernement catalan pour empêcher tout recours au vote électronique et pour fermer les applications qui donnent des informations sur les bureaux de vote. La guardia civil, elle, court toujours après les quelque 6 000 urnes destinées aux bureaux de vote que les communes gardent dans des endroits jalousement tenus secrets.

Max : "On reste là pour que la police ne puisse pas fermer l'école"
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