Européennes : le Catalan Carles Puigdemont va conduire une liste

Le leader indépendantiste a été choisi pour être tête de liste d'un parti séparatiste catalan pour le scrutin de fin mai.

Carles Puigdemont, le 18 février 2019 à Bruxelles.
Carles Puigdemont, le 18 février 2019 à Bruxelles. (DURSUN AYDEMIR / ANADOLU AGENCY / AFP)

L'ancien dirigeant catalan Carles Puigdemont, qui avait mené une tentative de faire sécession de l'Espagne en 2017, a été choisi samedi 9 mars pour être tête de liste d'un parti séparatiste catalan pour les élections européennes de fin mai. "Nous croyons que le meilleur moyen de continuer à internationaliser le conflit et pour que l'Europe comprenne ce qui ce passe en Catalogne... est que cette candidature soit conduite par Carles Puigdemont", a déclaré sur Twitter Elsa Artadi, députée du parti indépendantiste Junts per Catalunya (JxCat) au Parlement régional catalan.

"Il est temps de prendre une nouvelle initiative pour internationaliser le droit à l'autodétermination de la Catalogne du cœur de l'Europe au monde entier", a tweeté Carles Puigdemont après l'annonce de sa nomination comme tête de liste.

Exilé en Belgique

Principale figure de la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017, Carles Puigdemont a quitté l'Espagne pour échapper à des poursuites judiciaires et vit actuellement en Belgique. Après avoir organisé le 1er octobre 2017 un référendum d'autodétermination interdit par la justice, les séparatistes avaient proclamé le 27 octobre une République catalane indépendante, déclenchant la plus grave crise politique que l'Espagne ait connue depuis la fin du franquisme.

Principal accusé au procès de douze dirigeants séparatistes catalans, l'ancien vice-président indépendantiste Oriol Junqueras a été désigné le 7 mars chef de file des partis régionalistes européens pour les élections européennes. Il dirigera la liste de l'Alliance libre européenne, qui regroupe 45 formations régionalistes et indépendantistes, dont le parti Gauche républicaine de Catalogne (ERC). Oriol Junqueras risque une peine de 25 ans de prison s'il est reconnu coupable de rebellion et de détournement de fonds publics pour avoir été l'un des organisateurs du référendum d'autodétermination en dépit de son interdiction par la justice.