DIRECT. Catalogne : "Je ne suis pas ici pour demander l'asile politique", annonce Carles Puigdemont, depuis Bruxelles

Le président séparatiste catalan destitué s'est exprimé mardi. Il promet d'accepter les élections du 21 décembre qui doivent renouveler le Parlement de l'autonomie.

Carles Puigdemont, au palais de la Généralité catalane, à Barcelone (Catalogne, Espagne), le 26 octobre 2017. 
Carles Puigdemont, au palais de la Généralité catalane, à Barcelone (Catalogne, Espagne), le 26 octobre 2017.  (JORDY BOIXAREU / SPUTNIK / AFP)

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Ce qu'il faut savoir

Visé par une procédure judiciaire en Espagne, le président destitué de la Catalogne, Carles Puigdemont, s'est exprimé, mardi 31 octobre, lors d'une conférence de presse organisée à Bruxelles. Elle se tenait au "Press Club" de la capitale belge. Suivez notre direct.

 Il reste en Belgique "par sécurité". Carles Puigdemont est dans la capitale belge depuis lundi 30 octobre. Il a précisé ne pas être "ici pour demander un asile politique". D'ailleurs, "on ne veut pas échapper à la justice", explique-t-il. "Si on était resté là-bas avec une attitude de résistance, il y aurait eu beaucoup de violences."

 Il respectera les élections du 21 décembre. Le dirigeant catalan dit vouloir poursuivre le combat sur le plan politique. Affirmant qu'il se pliera le résultat des élections de décembre, il interpelle le gouvernement : "Respectera-t-il le résultat des urnes ?"

 La justice espagnole annule la déclaration d'indépendance. La Cour constitutionnelle d'Espagne a suspendu mardi la déclaration unilatérale d'indépendance votée par le Parlement de Catalogne vendredi dernier.

Puigdemont visé par une enquête. Carles Puigdemont est en Belgique depuis lundi, selon Me Paul Bekaert, l'avocat belge qu'il a sollicité pour des conseils juridiques. Le président catalan destitué est visé depuis lundi par une procédure judiciaire (pour rébellion, sédition et malversation) à la suite de la déclaration d'indépendance de la région, désormais sous tutelle de Madrid.

 La garde civile perquisitionne le siège de la police catalane. La garde civile espagnole a perquisitionné mardi le siège de la police catalane dans le cadre d'une enquête sur le référendum d'autodétermination du 1er octobre interdit par Madrid et émaillé de violences policières. Le porte-parole de la garde civile précise que plusieurs perquisitions ont été simultanément menées au siège de la police catalane à Sabadell, en Catalogne, et ailleurs.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #CATALOGNE

19h48 : Carles Puigdemont et ses conseillers encourent des poursuites pour rébellion et sédition. Ils devront comparaître jeudi et vendredi devant une magistrate de l'Audience nationale, rapporte l'AFP, faute de quoi la justice espagnole pourrait délivrer un mandat d'arrêt à leur encontre.

19h46 : Le président destitué de la Catalogne, Carles Puigdemont, est convoqué avec 13 membres de son gouvernement par une juge espagnole cette semaine, en vue de leur inculpation après la déclaration d'indépendance de la Catalogne, annonce la justice espagnole.

14h40 : A la mi-journée, Carles Puigdemont a assuré que les indépendantistes allaient "respecter les résultats des élections de décembre" voulues par Madrid.


(FRANCE INFO)

14h36 : Que retenir de la conférence de presse de Carles Puigdemont, le président catalan destitué ? Selon l'historien Benoît Pellistrandi, interrogé sur franceinfo, "il y a une information très importante : les élections du 21 décembre auront lieu et ne vont pas être boycottées par les indépendantistes".

13h27 : Carles Puigdemont a nié toute intention de "demander un asile politique" à la Belgique. Il dit être venu à Bruxelles "pour agir librement et en sécurité" au cœur de l'Europe.




(FRANCE INFO)

13h26 : Le président destitué de Catalogne, Carles Puigdemont, réclame "le droit à l'autodétermination" pour la Catalogne, qui reste sa première priorité. Voici le début de son discours.



(FRANCE INFO)

13h18 : "Si on était resté là-bas avec une attitude de résistance, il y aurait eu beaucoup de violences."

Carles Puigdemont affirme que son départ pour la Belgique témoigne d'une volonté de "détente" de sa part.

13h16 : "On est ici à la recherche de garanties que nous n'avons pas en Catalogne et en Espagne."

Carles Puigdemont se montre flou sur la date de son retour en Catalogne ("On va voir"). Il fait état de "menaces" et dénonce "un désir non pas de justice mais de vengeance" de la part de l'Espagne.

13h18 : "Je ne suis pas ici pour demander un asile politique", annonce Carles Puigdemont.



13h12 : "On ne veut pas échapper à la justice."

Le dirigeant catalan dit vouloir poursuivre le combat sur le plan politique. Affirmant qu'il respectera le résultat des élections de décembre, il interpelle le gouvernement : "Est-ce qu'il va respecter le résultat des urnes ?"

13h10 : Carles Puigdemont annonce qu'il n'entend pas se soustraire à la justice espagnole.

13h19 : "Nous sommes venus en Belgique pour mettre en évidence le problème catalan dans le cœur institutionnel de l'Europe."

Carles Puigdemont condamne l'"absence d'indépendance de la justice espagnole" et le "grave déficit démocratique au sein de l'Etat espagnol".

13h07 : Une porte-parole de la Cour constitutionnelle espagnole annonce que la déclaration d'indépendance votée vendredi par le parlement régional vient d'être annulée.

13h01 : La Cour constitutionnelle espagnole suspend la déclaration d'indépendance de la Catalogne.

12h59 : "Notre principale priorité est d'éviter la violence."


Carles Puigdemont précise qu'il va s'exprimer en catalan, en espagnol et en français pendant la conférence de presse, pour éviter les "confusions" de traduction.

12h54 : Silencieux depuis dimanche, Carles Puigdemont est arrivé au "Press Club" de Bruxelles. Sa prise de parole est imminente.

12h49 : "C'est très exceptionnel d'obtenir l'asile pour un ressortissant d'un pays de l'Union européenne."

Selon Dirk Van Den Bulck, Carles Puigdemont aurait peu de chances d'obtenir un statut de réfugié politique en Belgique. Il lui faudrait démontrer "un risque de persécution" en Espagne et l'impossibilité d'y être protégé.

12h43 : La principale question qui se pose avant l'intervention de Carles Puigdemont concerne son avenir personnel. Envisage-t-il de demander l'asile en Belgique ? Hier, le Catalan a sollicité le conseil d'un avocat expert des questions d'asile, qui affirme avoir "demandé quatre fois l'asile pour des Espagnols", avec succès.

12h35 : Au lendemain de son arrivée en Belgique et de l'ouverture en Espagne d'une procédure judiciaire pour rébellion, le président destitué de la Catalogne, Carles Puigdemont, doit s'exprimer d'un instant à l'autre. Vous pourrez regarder son intervention ici.

12h10 : "M. Puigdemont peut demander l'asile comme je peux demander le prix Goncourt." Au micro de franceinfo, l'ambassadeur d'Espagne en France a ironisé sur une éventuelle demande d'asile du président destitué de la Catalogne, qui se trouve à Bruxelles. A écouter ci-dessous :


12h15 : La garde civile espagnole perquisitionne le siège de la police catalane dans le cadre d'une enquête sur le référendum d'autodétermination du 1er octobre interdit par Madrid et émaillé de violences policières, a indiqué un porte-parole.

11h12 : La garde civile (la police espagnole) perquisitionne le siège de la police catalane.

11h03 : La conférence de presse est prévue au "Press Club" de la capitale européenne, non loin des institutions de l'UE. Carles Puigdemont est en Belgique depuis hier, selon l'avocat belge qu'il a sollicité pour des conseils juridiques.

11h02 : Le leader indépendantiste catalan Carles Puigdemont, destitué par Madrid, donnera une conférence de presse à 12h30 à Bruxelles.