Lendemain d'élections en Espagne : vers une nouvelle ère politique

En Espagne, la gauche radicale a remporté une victoire, dimanche 24 mai, à l'issue des élections régionales et municipales. La mouvance des Indignés pourrait remporter Madrid et Barcelone.

FRANCE 3

Au lendemain des élections en Espagne du 24 mai, les Indignés sont en mesure de gagner les deux principales villes du pays, Madrid et Barcelone. Quatre mois après la victoire de la gauche radicale en Grèce, les Espagnols ont à leur tour exprimé leur ras-le-bol de l'austérité imposée par leur gouvernement. 

Le souffle de Podemos

Ada Colau est le symbole du séisme électoral qui secoue le pays. À 41 ans, elle est en passe de devenir la maire de Barcelone. Candidate d'une liste de gauche soutenue par Podemos, arrivée devant la liste des nationalistes catalans, elle est connue pour son combat pour le droit au logement des plus pauvres.

"Mon objectif prioritaire est qu'il n'y ait plus de citoyens de première et de seconde zones", expliquait-elle hier, après sa victoire. Militante du mouvement des Indignés, elle a été arrêtée à de nombreuses reprises et a même occupé des banques, accusées d'être complices de la crise immobilière. Son engagement, sa vision du monde et de la société ont séduit de nombreux électeurs lassés du jeu politique entre le Parti populaire, au pouvoir, et le Parti socialiste.

À Madrid aussi, la gauche radicale marque une grande victoire. Manuela Carmena, 71 ans, une juge anticorruption à la retraite, qui était candidate d’une plate-forme comprenant des Indignés et le parti Podemos, est en passe de ravir à la droite ce bastion conservateur. Un avertissement avant les législatives prévues à la fin de l'année.

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Des partisans d\'Ada Colau, candidate aux élections municipales de Barcelone (Espagne) pour la liste soutenue par Podemos, le 24 mai 2015.
Des partisans d'Ada Colau, candidate aux élections municipales de Barcelone (Espagne) pour la liste soutenue par Podemos, le 24 mai 2015. (QUIQUE GARCIA / AFP)