Faute de majorité, l'Espagne se dirige vers de nouvelles élections législatives, les quatrièmes en quatre ans

Le roi d'Espagne, Felipe VI, a annoncé mardi 17 septembre qu'il n'allait proposer aucun candidat au poste de chef de gouvernement. 

Pedro Sanchez, le 25 juillet 2019 à Madrid, en Espagne.
Pedro Sanchez, le 25 juillet 2019 à Madrid, en Espagne. (OSCAR DEL POZO / AFP)

Les longues négociations entre les différents partis n'auront pas été suffisantes. Le roi d'Espagne, Felipe VI, a annoncé mardi 17 septembre qu'il n'allait proposer aucun candidat au poste de chef de gouvernement. Une situation qui ouvre la voie à de nouvelles élections législatives. C'est ainsi la quatrième fois en quatre ans que les Espagnols vont être appelés aux urnes.

"Le résultat [des consultations entre le roi Felipe VI et les partis] est clair : il n'y a aucune majorité à la chambre des députés pouvant garantir la formation d'un gouvernement", a déclaré le chef du gouvernement socialiste sortant, Pedro Sanchez, qui n'est pas parvenu depuis le dernier scrutin du 28 avril à obtenir les soutiens nécessaires pour être reconduit au pouvoir.

Instabilité chronique en Espagne

Après un premier échec à obtenir la confiance des députés en juillet, faute d'accord avec la gauche radicale de Podemos, le temps était compté. Le 23 septembre était la date limite fixée avant une dissolution du Parlement et la convocation de nouvelles élections pour le 10 novembre. Alors que les négociations entre Pedro Sanchez et Podemos étaient toujours dans l'impasse, le parti libéral Ciudadanos avait fait lundi une offre surprise de dernière minute pour faciliter l'investiture de Pedro Sanchez.

L'Espagne souffre d'instabilité politique depuis que le bipartisme a volé en éclats en 2015 avec l'entrée en force au Parlement de Podemos et de Ciudadanos. La représentation espagnole est encore plus fragmentée depuis l'émergence du parti d'extrême droite Vox au dernier scrutin.