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Espagne : l'un des responsables de l'attentat le plus meurtrier d'ETA libéré après 30 ans de prison

Santiago Arróspide Sarasola, alias Santi Potros, avait été condamné à plusieurs reprises, pour un total de près de 3 000 ans de prison. Il a été libéré après 30 ans derrière les barreaux. 

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Santiago Arróspide Sarasola, plus connu sous le nom de Santi Potros, lors d'une brève sortie de prison, le 4 décembre 2014  à Villena (Espagne).  (MANUEL LORENZO / AFP)

Un dirigeant historique de l'organisation séparatiste ETA, Santiago Arróspide Sarasola — alias Santi Potros — a été liberé, dimanche 5 août, après 30 années passées derrière les barreaux, a appris l'AFP auprès des autorités pénitentiaires. 

"Il est sorti tôt ce matin" de la prison de Topas, dans la province de Salamanque (Espagne), a déclaré à l'AFP une porte-parole, sans donner davantage de détails. Santiago Arróspide Sarasola était attendu par trois personnes à la sortie du centre pénitentiaire, avec qui il est monté à bord d'un véhicule, sans faire de commentaire aux médias présents, selon les images diffusées par la télévision publique espagnole TVE. 

Santiago Arróspide Sarasola avait notamment participé à l'attentat le plus meurtrier mené par l'organisation séparatiste, le 19 juin 1987 contre un supermarché Hipercor de Barcelone (Espagne). Cette attaque avait fait 21 morts. Le dirigeant de l'ETA avait été condamné à plusieurs reprises, pour un total de près de 3 000 ans de prison. Il a pu sortir après 30 ans, la durée maximale de privation de liberté en Espagne.

Une sortie de prison contestée

Arrêté en France en 1987, Santiago Arróspide Sarasola avait été extradé vers l'Espagne en 2000. En prison, il s'est éloigné de l'idéologie du groupe armé, et a exprimé ses désaccords au sujet de l'attentat à la voiture piégée à l'aéroport de Madrid-Barajas (Espagne) en 2006, qui avait fait deux morts.

Sa sortie de prison a suscité de vives critiques chez les associations de victimes du terrorisme. "Ses victimes sont toujours au cimetière, leurs familles poursuivent leur vie, brisées par le fait de voir tant d'injustice", a écrit sur Twitter Miguel Folguera, le président de l'association Plateforme d'aide aux victimes du terrorisme (APAVT).

Le groupe terroriste ETA a tué au total 853 personnes, selon le décompte du gouvernement espagnol. L'organisation a annoncé sa dissolution en mai, après trois décennies de violences et de lutte pour l'indépendance du Pays basque.

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