Espagne : l'Andalousie déclare la guerre aux enterrements de vie de célibataire

"Les coûts sont immatériels : l'image, le modèle économique, la cohabitation avec le voisinage", explique Pedro Pablo Fernández, président d'une association de tourisme

Des touristes dans le centre de Grenade, en Espagne.
Des touristes dans le centre de Grenade, en Espagne. (YADID LEVY / ROBERT HARDING HERITAGE)

Des petits groupes déguisés, bruyants, souvent alcoolisés... Voilà ce à quoi veut s'attaquer l'Andalousie. En quelques années, le nombre d'enterrements de vie de célibataire a explosé dans la région espagnole, et notamment dans les rues de Grenade, Malaga, Cordoue et Séville. Une tendance qui a fini par exaspérer les riverains et les autorités, rapporte El Pais (en espagnol).

Le maire de Malaga a annoncé, fin août, des renforts de police pour contrôler ces touristes. A Grenade, une réunion politique doit se tenir sur le sujet. Une patrouille de police est déjà mobilisée, du jeudi midi au samedi soir, pour contrôler ces groupes. Des mégaphones et des enceintes sont parfois saisis, ainsi que de l'alcool.

A Cordoue, ce sont les hôteliers, eux-mêmes, qui ont dénoncé cette forme de tourisme qui leur serait nuisible. "Les coûts sont immatériels : l'image, le modèle économique, la cohabitation avec le voisinage, explique Pedro Pablo Fernández, président d'une association de tourisme. Et ce coût est fondamental. Il vaut mieux un euro de qualité que 100 d'un enterrement de vie de célibataire."