Attentats en Catalogne : deux membres du commando terroriste "se trouvaient en France les 11 et 12 août"

Deux des membres du commando terroriste des attentats de Barcelone et de Cambrils ont effectué un séjour dans les Hauts-de-Seine les 11 et 12 août derniers. L'enquête n'a pour l'instant permis d'établir aucun lien opérationnel avec la France.

Des policiers à Subirats (Espagne), où un homme qui portait ce qui ressemblait à une ceinture explosive a été abattu, le 21 août 2017.
Des policiers à Subirats (Espagne), où un homme qui portait ce qui ressemblait à une ceinture explosive a été abattu, le 21 août 2017. (JOSEP LAGO / AFP)

Le procureur de la République de Paris, François Molins, a confirmé mercredi 23 août lors d'une conférence de presse que "le véhicule A3 utilisé par les terroristes lors de l'attaque de Cambrils se trouvait en France les 11 et 12 août 2017." 

Cinq jours avant les attaques en Catalogne, plusieurs des terroristes ont séjourné dans un hôtel de Malakoff, dans les Hauts-de-Seine. Ils se sont rendus à Paris, et ont visité des grands magasins, où ils ont acheté notamment un appareil photo.

Personne ne peut penser à l’heure actuelle que l’objet de ce voyage était d’acheter un appareil photo à la FNAC. Donc il faut qu’on s’attache à déterminer ce qui s’est réellement passé.François Molins, procureur de la République de Parislors d'une conférence de presse

Et le procureur a ajouté que l'enquête devrait démontrer pourquoi ils étaients à Paris et en région parisienne ; "Pour faire des repérages ?" Pendant leur séjour, la voiture a été flashée dans l'Essonne. Elle a aussi été repérée à plusieurs péages autoroutiers, sur la route du retour vers l'Espagne. Les motivations de ce "voyage éclair" en France "restent à déterminer", ainsi que "si les terroristes ont été en contact avec d'autres personnes sur le territoire national."

Younes Abouyaaqoub, le conducteur présumé du fourgon qui a fauché des passants à Barcelone, était-il à bord de l'Audi A3 lors du voyage en France ? "Il y a des investigations en cours, mais il faut se méfier des reconnaissances", a indiqué le procureur de Paris. Concernant le nombre de personnes à bord de la voiture, "À priori deux ou trois personnes" étaient à bord de l'Audi A3, a précisé François Molins