Un trou équivalent à cinq fois la surface de l'Allemagne s'est ouvert dans la couche d'ozone, au-dessus de l'Arctique.

C'est un trou d'une taille record, provoqué par un froid exceptionnel au Pôle Nord qui inquiète les scientifiques. Ce trou s'est déplacé durant une quinzaine de jours au-dessus de l'Europe de l'Est, de la Russie et de la Mongolie, exposant parfois les populations à des niveaux élevés de rayonnements ultra-violets

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C'est un trou d'une taille record, provoqué par un froid exceptionnel au Pôle Nord qui inquiète les scientifiques. Ce trou s'est déplacé durant une quinzaine de jours au-dessus de l'Europe de l'Est, de la Russie et de la Mongolie, exposant parfois les populations à des niveaux élevés de rayonnements ultra-violets

"Pour la première fois, la diminution a été suffisante pour qu'on puisse raisonnablement parler de trou dans la couche d'ozone en Arctique", estime l'étude publiée dimanche dans la revue scientifique britannique Nature.

Habituellement, le trou dans la couche d'ozone est beaucoup plus important en Antarctique qu'en Arctique : il y fait beaucoup plus froid. Le froid intense reste le facteur principal de la destruction de l'ozone. Les relevés effectués jusqu'alors au Pôle Nord indiquent que la diminution d'ozone est très variable et bien plus limitée que dans l'hémisphère sud. Le responsable est un phénomène connu sous le nom de "vortex polaire", un cyclone massif qui se forme chaque hiver dans la stratosphère arctique et qui l'an dernier est né dans un froid extrême, a expliqué Gloria Manney, du Jet Propulsion Laboratory, en Californie.

Des valeurs particulièrement basses ont été observées "durant 27 jours en mars et au début du mois d'avril, sur une surface d'environ deux millions de km2, soit à peu près cinq fois l'Allemagne ou la Californie", précise la scientifique. Un chiffre équivalent à la destruction de l'ozone en Antarctique au milieu des années 80.

Courant avril, le vortex s'est déplacé au-dessus de régions plus densément peuplées de Russie, de Mongolie et d'Europe de l'Est durant une quinzaine de jours. Des mesures effectuées au sol ont montré "des valeurs inhabituellement élevées" d'ultra-violets avant que le vortex ne se dissipe, selon Mme Manney.