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Trente chercheurs victimes de radiations nucléaires au Japon

Une expérience conduite dans un laboratoire a provoqué une surchauffe, alors que 55 employés travaillaient sur le site.

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France Télévisions
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Les autorités enquêtent à l'intérieur du laboratoire J-Parc, le 25 mai 2013, à Tokaimura (Japon), après des fuites radioactives. (AP/SIPA / AP)

Trente chercheurs ont été exposés à des radiations lors d'un incident dans un laboratoire nucléaire, a annoncé, lundi 27 mai, l'agence japonaise de l'énergie atomique (JAEA), alors qu'un premier bilan évoquait seulement quatre chercheurs exposés.

L'incident s'est produit, jeudi, au laboratoire de physique nucléaire de Tokaimura (à 120 km au nord-est de Tokyo), au moment où des scientifiques envoyaient un rayon à proton sur de l'or, dans le cadre d'une expérience d'accélération de particules. 55 employés travaillaient alors sur le site lorsque le problème s'est déclaré à cause d'une surchauffe.

Une "erreur humaine"

Une substance radioactive a été émise de façon accidentelle pendant l'expérience, "à cause d'une surchauffe provoquée apparemment par des problèmes techniques", d'après la JAEA. Une partie de la radioactivité émise s'est ensuite répandue dans l'atmosphère, après que les employés ont mis en route des ventilateurs pour abaisser les niveaux dans le laboratoire. Le porte-parole de la JAEA a souligné que ces ventilateurs n'auraient pas dû être utilisés, évoquant une "erreur humaine".

Selon la JAEA, deux chercheurs ont été exposés à des radiations de 1,7 millisievert, soit un peu plus que l'équivalent d'un examen radiologique. "Leur état n'inspire aucune inquiétude médicale", a expliqué un porte-parole de l'agence. La Commission internationale de protection radiologique conseille de ne pas recevoir une dose annuelle de plus d'1 millisievert, mais estime qu'une exposition inférieure à 100 millisieverts par an ne représente pas, statistiquement, un risque d'augmentation de cancer.

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