Taxe ordures : jeter moins pour payer moins

Le gouvernement veut inciter les communes à faire payer la taxe "ordures" en fonction du poids des déchets. Aujourd'hui, elles sont une vingtaine à le faire. Jeter moins, pour payer moins, qu'est-ce que cela change ?

France 2
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À Besançon (Doubs), le tri des déchets est devenu une habitude pour Pierre Anguenot. Depuis six ans, il a adopté les gestes du tri sélectif. Ses déchets alimentaires sont destinés au compost. Grâce à son tri rigoureux, Pierre a vu ses factures d'enlèvement des déchets diminuer de plus de 30%. "En 2012, je payais 140,37 euros, et puis la dernière facture en 2018, 90,75 euros", explique-t-il. Les déchets, destinés à l'incinérateur, sont pesés à chaque ramassage. Moins il y a de déchets, moins on paie. Les données de chaque poubelle sont envoyées dans la cabine du camion. Les informations sont envoyées en fin de tournée, analysée pour la facturation.

Une réduction de 34% des déchets

Cette facturation au poids à permis à Besançon de réduire de 34% la quantité de déchets résiduels, 70 kg de moins par an et par habitant. Comme les ordures sont mieux triées, le volume des déchets recyclables a augmenté. "On a observé une augmentation de 15 kg par an, par habitant de déchets recyclables", souligne Alexandre Piton, cadre expert à la direction du Sybert, le syndicat qui gère les déchets de la ville. Pour inciter les communes à investir dans les infrastructures nécessaires, le gouvernement envisage de leur permettre d'augmenter cette taxe de 10%. Un million de personnes supplémentaires pourraient être concernées dès l'an prochain.

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