Pollution aux hydrocarbures au large de la Corse : "On est beaucoup plus confiants ce matin", la préfecture maritime rassure sur le risque de marée noire

Ce dimanche matin, les opérations se poursuivent avec un "travail de fourmi" à accomplir, explique à franceinfo Christine Ribbes, porte-parole de la préfecture maritime de Méditerranée dimanche matin.

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Radio France
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Les autorités ont détecté deux grandes nappes s'étendant sur 35 kilomètres, l'une à 800 mètres au large, l'autre à 3,5 kilomètres. (FLORIAN ROUSSARD / FRENCH AIR FORCE)

"La pollution s'éloigne des côtes alors qu'elle était encore hier soir à 15 km des côtes", indique dimanche 13 juin matin sur franceinfo Christine Ribbes, porte-parole de la préfecture maritime de Méditerranée dimanche matin, et les équipes ont d'ores et déjà "pu récupérer trois à quatre tonnes" de polluants au large des côtes corses.

>> Pollution au large de la Corse : ce que l'on sait de la nappe d'hydrocarbures qui dérive près de la côte est de l'île

Vendredi en fin de journée, une nappe d'hydrocarbures lourds de 35 km de long a été repérée au large de la côte est de la Corse, entre Aléria et Solenzara. Ce dimanche matin, les opérations se poursuivent avec un "travail de fourmi" à accomplir.

franceinfo : Quelle est la situation ce matin ?

Christine Ribbes : On n'écarte jamais tous les risques. Néanmoins, on est beaucoup plus confiants ce matin, d'abord parce que la pollution s'éloigne des côtes alors qu'elle était encore hier soir à 15 km des côtes, c'est donc quelque chose de très positif. Nos équipes ont pu récupérer hier trois à quatre tonnes d'hydrocarbures, et vont continuer à travailler aujourd'hui.

Le risque d'une petite marée noire, a priori, est donc écarté, mais les opérations de dépollution continuent au large. Combien de temps peuvent encore prendre ces opérations ?

On va rester le temps qu'il faut. Ce qu'on constate, c'est que la pollution est maintenant extrêmement morcelée : on a une nappe en surface qui s'est fragmentée, et des boulettes qui sont de plus en plus petites et de plus dispersées. Le travail aujourd'hui va être un travail de fourmi. On va aller dans tous les petits endroits où l'on détecte encore de la pollution. Ce qu'il reste à évacuer est très difficile à évaluer : ce que l'on voit, c'est ce qui est en surface. Or, on sait qu'il peut y avoir des hydrocarbures entre deux eaux, avec une densité plus forte. Je pense qu'on a récupéré hier une partie non congrue, et une partie de la pollution va aussi se diluer un petit peu avec des émulsions qui mettront moins en danger à la fois l'environnement et les côtes.

Ce que l'on voit sur les images diffusées par la Marine nationale, ce sont des barrages flottants tendus entre deux bateaux pour collecter la pollution en surface. Pour ce qui est entre deux eaux, comment procédez-vous ?

On essaie de travailler un peu sous la surface, néanmoins, on ne voit pas tout ce qu'il y a entre deux eaux. C'est notre difficulté. Il est possible aussi que des choses momentanément entre deux eaux finissent par remonter. C'est pour ça qu'on qu'on regarde bien tout ce que l'on peut récupérer visuellement.

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