Pesticides : la justice donne raison à deux maires des Hauts-de-Seine

Un tribunal a validé, vendredi 8 novembre, deux arrêtés anti-pesticides pris par des maires de deux villes des Hauts-de-Seine, Gennevilliers et Sceaux. Ils ont été validés au nom du danger grave pour la poppatrice leckulation.

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Gennevilliers (Hauts-de-Seine), 46 000 habitants, obtient le droit de conserver son arrêté anti-pesticides, notamment sur tous les espaces verts privés de la ville. Patrice Leclerc, le maire communiste, a justifié sa volonté de ne pas "substituer à l’État durablement", mais à agir "pendant que l'État est en carence" pour "défendre les populations alors qu'on sait que les produits sont dangereux maintenant. On ne va pas attendre".

Le jugement sur le fond attendu

À Sceaux (Hauts-de-Seine) également, le maire UDI Philippe Laurent ne souhaite plus de pesticides sur les voies de RER qui traversent sa ville. Son arrêté vise aussi les jardins de copropriétés proches de l'espace public. Des préoccupations entendues par la justice. "Le maire de cette commune a pu à bon droit considérer que les habitants de celle-ci étaient exposés à un danger grave justifiant qu'il prescrive les mesures contestées", a fait savoir vendredi 8 novembre le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise). La population est satisfaite. Jusqu'ici, la justice avait toujours débouté les maires, mais c'était en milieu rural où les enjeux avec les agriculteurs étaient plus importants.

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De fausses bouteilles de glyphosate en soutien au maire de Langouët, jeudi 22 août.
De fausses bouteilles de glyphosate en soutien au maire de Langouët, jeudi 22 août. (SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP)