Le glyphosate a encore de beaux jours devant lui

Trois ans après l’engagement d’Emmanuel Macron, la France est encore loin d’avoir trouvé comment se passer de la glyphosate.  

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Anthony Quillet, agriculteur céréalier, fait une récolte par an de blé, de soja, de sigle ou d’orge sans l’avoir labouré depuis 25 ans. Il pratique l’agriculture de conservation des sols : abandon du labour, laisser les résidus de récolte sur la terre et la diversité des cultures. Le bémol est que la parcelle doit être traitée chaque année par un pesticide décrié : le glyphosate. Une méthode contestée, mais validée par l’agence sanitaire Anses, “qui n’a pas trouvé d’alternative non chimique”. 

Moins de labour, moins de fioul

Le pesticide est utilisé une fois par an à hauteur d’un litre par hectare. Cette pratique sans labour permet aussi de faire des économies de fioul : 6 litres utilisés au lieu de 150 litres. Pour le moment, l’Anses a réduit les doses annuelles par hectare en attendant qu’une alternative biologique soit trouvée. 

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Un champ traité au glyphosate
Un champ traité au glyphosate (FRANCEINFO)