Glyphosate : un "rendez-vous incomplet" pour Nicolas Hulot, qui assure que les choses changent cependant "en profondeur"

Pour le ministre de la Transition écologique, la non-inscription de la sortie du glyphosate dans la loi Alimentation n'est "pas un recul", même s'il s'agit, selon lui, d'un rendez-vous "incomplet".

Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique.
Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le ministre de la Transition écologique a assuré ce mercredi sur France Inter que la non-inscription de la sortie du glyphosate dans la loi Alimentation n'est "pas un recul""Moi j'ai un principe : on ne doit pas régresser, a indiqué le ministre. Pour moi ça c'est fondamental, a-t-il déclaré. Mais il y a des choses qui ne sont peut-être pas quantifiables mais qui sont inestimables : effectivement, la société a changé, et cette lame de fond, elle est inexorable, et de toute façon d'une manière ou d'une autre elle va changer profondément le mode de production agricole, notre approche sur les sujets de santé et environnement." "Je me bats en permanence", assure encore Nicolas Hulot qui affirme "avoir évité cette semaine des reculs sur la loi littoral".

Les choses changent "en profondeur"

"Que ça n'aille pas assez vite, la réponse est oui, surtout quand on touche à la santé", a-t-il nuancé, tout en expliquant : "Je ne peux pas, parce que je suis ministre, opérer une conversion, une mutation des esprits du jour au lendemain, brutalement en un an. Mais inexorablement les choses sont en train de changer en profondeur, ça c'est quelque chose à mon avis qui est irréversible."

"C'est un rendez-vous incomplet, on a encore tout le temps devant nous pour améliorer les choses", a-t-il continué. "Je comprends que l'on fasse preuve d'intransigeance mais quand même. J'aurais préféré que ce soit dans la loi, je l'ai dit, mais est-ce que l'objectif est remis en cause ? Pas une seconde. Pas une seconde. Est-ce qu'on va se donner les moyens d'évaluer notamment avec l'Inra toutes les alternatives ? La réponse est oui", a-t-il déclaré.