Gironde : une maire de l'agglomération de Bordeaux prend également un arrêté anti-pesticides

Le texte interdit "formellement" les produits phyto-pharmaceutiques "à moins de 100 mètres de toute habitation ou espace public".

La maire de Parempuyre (Gironde) a pris un arrêté limitant l\'usage des pesticides dans sa commune, le 21 aoû 2019.
La maire de Parempuyre (Gironde) a pris un arrêté limitant l'usage des pesticides dans sa commune, le 21 aoû 2019. (GOOGLE MAPS)
#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

La maire socialiste de Parempuyre, en Girondea indiqué mardi 27 août avoir pris un arrêté anti-pesticides. Le texte, daté du 21 août, interdit "formellement" les produits phyto-pharmaceutiques "à moins de 100 mètres de toute habitation ou espace public" dans cette commune de 8 200 habitants de l'agglomération bordelaise. La préfecture a la possibilité de contester l'arrêté.

Le texte vise aussi bien les bailleurs qui utilisent des pesticides pour l'entretien des espaces verts communs que les agriculteurs et viticulteurs. "Cela s'inscrit dans une démarche globale plus vaste qui touche à la santé publique, la sécurité alimentaire et la conversion à l'agriculture biologique", explique Béatrice de François, interrogée par l'AFP.

"Les viticulteurs ne comprennent pas"

Cette démarche fait écho à celle du maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), dont l'arrêté anti-pesticides a été suspendu le même jour par le tribunal administratif de Rennes. Comme Daniel Cueff et Béatrice de François, une vingtaine d'autres élus locaux ont interdit l'usage de pesticides sur une partie de leur commune.

L'arrêté de Parempuyre dénonce "la carence" du ministère de la Transition écologique "dans l'obligation" qui lui est faite de "protéger les riverains des zones traitées par des produits phytopharmaceutiques". Le texte fait valoir qu'il existe de "nombreuses habitations à moins de 20 m d'exploitations agricoles" utilisant des produits pesticides.

Contacté par l'AFP, le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) a dit attendre que "l'arrêté soit validé". Et d'ajouter que "les viticulteurs ne comprennent pas cette décision", d'autant plus que "la période des traitements est terminée et ne recommencera qu'après les prochaines élections" municipales.

Franceinfo est partenaire de la consultation "Agissons ensemble pour l'environnement" avec Make.org. Si vous souhaitez y participer, vous pouvez proposer vos idées et voter sur celle des autres participants dans le module ci-dessous.