Paris : il dort dans un arbre depuis trois jours pour sauver des platanes d'une commune du Gers

Pour faire annuler une décision municipale d'abattre 25 platanes à Condom (Gers), un militant écologiste est installé depuis le milieu de la semaine au sommet d'un arbre à Paris, devant le ministère de la Transition écologique et solidaire. 

Vidéo postée sur la page Facebook du Groupe national de surveillance des arbres.
Vidéo postée sur la page Facebook du Groupe national de surveillance des arbres. (CAPTURE D'ECRAN FACEBOOK)
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Un militant écologiste dort depuis le 28 août dans un arbre situé devant le ministère de la Transition écologique, dans le 7e arrondissement de Paris, pour sauver 25 platanes menacés d'être abattus dans la commune de Condom, dans le Gers.

Thomas Brail, habitué à ce genre d'action coup de poing, a déjà sauvé à plusieurs reprises des arbres menacés par des décisions municipales. La fois précédente, en mai dernier, le maire de Mazamet (Tarn) avait finalement décidé de ne pas couper un platane où le militant avait passé plus de deux jours. Cette fois, Thomas Brail a pris place au sommet d'un arbre situé devant le ministère de la Transition écologique et solidaire, boulevard Saint-Germain à Paris. Il souhaite que la ministre Elisabeth Borne s'engage à ce que 25 platanes, menacés par un arrêté municipal dans la commune de Condom, ne soient pas abattus.

"Des arbres en moins, des degrés en plus"

"Les maires ne sont pas propriétaires des arbres situés dans leur commune", a déclaré à franceinfo le militant, joint par téléphone. "À l'heure du réchauffement climatique, il faut savoir que des arbres en moins, ce sont des degrés en plus", a-t-il expliqué.

Le militant, fondateur du groupe Facebook nommé "Groupe national de surveillance des arbres", se base sur l'article L350-3 du Code de l'environnement qui stipule que "le fait d'abattre, de porter atteinte à l'arbre, de compromettre la conservation ou de modifier radicalement l'aspect d'un ou de plusieurs arbres d'une allée ou d'un alignement d'arbres est interdit, sauf lorsqu'il est démontré que l'état sanitaire ou mécanique des arbres présente un danger pour la sécurité des personnes".

Au sommet de son arbre depuis trois jours, le militant reçoit l'aide de nombreux sympathisants qui lui apportent régulièrement des vivres. Afin de le soutenir, un autre grimpeur l'a rejoint samedi 31 août au matin dans un autre arbre en face du sien.