Marseille : une ville poubelle, encore et toujours

Les Marseillais s'agacent de voir leur ville pâtir d'une réputation de cité sale, où les ordures sont omniprésentes. Certains ont décidé d'agir. Reportage.

France 3
#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

"C'est sale, les poubelles débordent"... A Marseille, certains habitants commencent à en avoir assez de vivre dans les ordures. Des déchetteries sauvages existent par dizaines dans la cité phocéenne, rassemblant déchets ménagers mais aussi professionnels, déposés dans la rue en toute illégalité. Presqu'aucun quartier n'est épargné. Pour les riverains comme pour les commerçants, la situation est devenue intenable. Un gérant de kiosque à sandwich ne sort même plus sa terrasse depuis qu'une décharge sauvage est apparue à proximité. Résultat : un chiffre d'affaires en baisse de 40 %.

"Les gens salissent Marseille"

Du nord au sud, c'est Marseille dans sa totalité qui est touchée. Une riveraine se plaint des poubelles qui débordent, de rats qui "viennent de jour comme de nuit, au niveau hygiène c'est déplorable. C'est l'impunité totale, les gens s'en fichent". Elle a donc décidé de quitter Marseille et de vendre son appartement. Aujourd'hui des Marseillais traquent les incivilités et affichent la saleté de leur ville sur les réseaux sociaux. Le but : alerter les autorités. Un collectif de 15 000 personnes a même été créé qui a publié plus de 10 000 photos depuis l'été dernier. La police urbaine de la propreté est en charge de verbaliser. Mais ils ne sont qu'une vingtaine pour couvrir toute la ville. Des agents au pouvoir restreint. "On n'est pas habilité à demander une pièce identité", explique l'un d'eux. "C'est fatiguant, c'est lourd, les gens se plaignent que Marseille c'est salle, mais les gens salissent Marseille".

Le JT
Les autres sujets du JT
Plusieurs rues du centre-ville de Marseille (Bouches-du-Rhône) étouffent sous les déchets en raison d\'une grève des éboueurs, le 23 mars 2017.
Plusieurs rues du centre-ville de Marseille (Bouches-du-Rhône) étouffent sous les déchets en raison d'une grève des éboueurs, le 23 mars 2017. (MAXPPP)