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Les vitrines et bureaux devront être éteints la nuit dès le 1er juillet

L'arrêté publié mercredi au "Journal officiel" épargne Paris, Lyon, Marseille et 38 autres communes.

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France Télévisions
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La façade illuminée des galeries Lafayette, à Paris, le 6 novembre 2012. (PIERRE VERDY / AFP)

Vitrines, façades et bureaux devront être plongés dans le noir à partir du 1er juillet. L'arrêté a été publié mercredi 30 janvier au Journal officiel. Il avait été préparé par l'ancien exécutif et son cap avait été confirmé en novembre par la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho. Le texte pose plusieurs nouvelles règles auxquelles échappent quelques zones touristiques à Paris, Lyon, Marseille et 38 autres communes. Voici les principales nouvelles dispositions.

Ce qui va changer

Pour les façades Toutes les illuminations de bâtiments non résidentiels devront cesser au plus tard à 1 heure du matin : "Monuments, mairies, gares, tout ce qui n'est pas résidentiel", a confirmé le ministère de l'Ecologie. Ainsi, les hôtels et tout ce qui relève de l'éclairage public (lampadaires, éclairage des routes, etc.) ne sont pas concernés.

Pour les magasins Les vitrines devront être éteintes à 1 heure ou "une heure après la fin de l'occupation [des] locaux", si celle-ci est plus tardive.

Pour les bureaux Les éclairages intérieurs des "locaux à usage professionnel" devront eux aussi être éteints au maximum une heure après la fin de l'occupation, le contrôle revenant à la mairie dans la plupart des cas.

Quelles exceptions ?

Le ministère prévoit des dérogations accordées par le préfet pour la veille des jours fériés, les illuminations de Noël, lors d'événements nocturnes locaux mais surtout "dans les zones touristiques d'affluence exceptionnelle ou d'animation culturelle permanente". Quarante et une communes sont concernées par ces exceptions, parmi lesquelles Paris, avec sept zones (Champs-Elysées, Butte Montmartre, rue de Rivoli, place des Vosges…).

Quels objectifs ?

Jour et nuit, l'éclairage des bâtiments non résidentiels (bureaux, hôpitaux…) en France consommerait au total 37 térawattheures (Twh) par an, selon le Syndicat de l'éclairage (PDF), qui regroupe une cinquantaine d'entreprises de matériel électrique. L'éclairage public, lui, représenterait entre 5 et 7 Twh de consommation annuelle.

Selon le ministère, la fin des éclairages de nuit doit permettre de réduire la consommation française de près de 2 Twh par an. Cela correspond aux besoins de 750 000 foyers. Les mesures doivent également permettre de réduire les impacts environnementaux (migration ou reproduction des animaux, par exemple), voire sur les cycles humains du sommeil.

Mais pour le Syndicat de l'éclairage, la baisse de consommation ne serait que de 0,5 Twh, soit quatre fois moins que ce qu'avance le gouvernement et à peine 0,1% de la consommation française. Il estime qu'il serait possible de réduire de 45% l'éclairage des bâtiments non résidentiels en économisant aussi durant les heures d'activité.

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