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Les ingénieurs de Fukushima vont remettre en route vendredi un système de décontamination de l'eau radioactive

L'eau radioactive, qui inonde le site, menace de se déverser dans la mer d'ici une semaine. L'opérateur Tokyo Electric Power, avec l'aide du groupe français Areva et de la société US Kurion, a testé une installation qui doit permettre de décontaminer l'eau servant à refroidir les réacteurs endommagés par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier.
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Le 11 juin 2011, travailleurs dans une zone où l'eau est contaminée dans la centrale nucléaire de Fukushima (AFP)

L'eau radioactive, qui inonde le site, menace de se déverser dans la mer d'ici une semaine. L'opérateur Tokyo Electric Power, avec l'aide du groupe français Areva et de la société US Kurion, a testé une installation qui doit permettre de décontaminer l'eau servant à refroidir les réacteurs endommagés par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier.

L'usine de décontamination des eaux radioactives devait commencer vendredi soir à traiter 100.000 tonnes d'eau radioactive, a annoncé la compagnie d'électricité qui gère le site.

Tokyo Electric Power (Tepco) a indiqué qu'une fuite était apparue dans la nuit lors des essais menés sur la chaîne de décontamination, basée sur les procédés du groupe nucléaire français Areva et de la société américaine Kurion. Ce problème, découvert au niveau des équipements américains, était dû à une erreur humaine et été rapidement réparé, a indiqué un porte-parole de l'opérateur, qui a ajouté que la mise en exploitation devait officiellement commencer vendredi soir.

Le site contient actuellement environ 110.000 tonnes d'eau radioactive, l'équivalent de 40 piscines olympiques.

En dépit de ces obstacles, Tepco ne devrait pas modifier son calendrier qui prévoit de parvenir à l'"arrêt à froid" des trois réacteurs endommagés de Fukushima en janvier 2012 - bloquer le processus d'ébullition des barres de combustible afin d'entamer le nettoyage du site, qui pourrait prendre plus de dix ans.

Début avril, Tepco avait déversé 10.000 tonnes d'eau radioactive en mer pour libérer de l'espace, mais la décision avait été vivement critiquée, par la Chine et la Corée du Sud notamment.

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