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Le ministre de l'Agriculture et la pêche s'est déclaré opposé mercredi à une interdiction de la pêche du thon rouge

Alors que Bruxelles n'a toujours pas fait connaître sa décision, Bruno le Maire a en revanche plaidé pour une interdiction de sa commercialisation hors de l'Union européenne.Nicolas Sarkozy devrait présenter la position de la France lors d'un déplacement à Mayotte en début de semaine prochaine selon l'entourage du ministre de l'Ecologie.
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Près d'un millier de marins en France pêchent le  thon rouge.

Alors que Bruxelles n'a toujours pas fait connaître sa décision, Bruno le Maire a en revanche plaidé pour une interdiction de sa commercialisation hors de l'Union européenne.

Nicolas Sarkozy devrait présenter la position de la France lors d'un déplacement à Mayotte en début de semaine prochaine selon l'entourage du ministre de l'Ecologie.

"Si nous interdisons la commercialisation du thon rouge, c'est-à-dire pour être très concret, si nous inscrivons le thon rouge (en) annexe 2 de la CITES", la Convention de l'ONU sur le commerce international des espèces menacées d'extinction, "nous interdisons 90% des exportations de l'Union européenne vers l'extérieur, donc je crois que ce sera déjà un progrès important", a fait valoir le ministre sur France 2.

L'annexe 2 de la CITES concerne les espèces dont la survie n'est pas menacée à l'heure actuelle, mais qui pourrait le devenir. Le commerce international de ces espèces est autorisé avec un permis d'exportation ou un certificat de réexportation.

Les services de la Commission européenne sont divisés à propos d'une inscription du thon rouge à l'annexe 1 de la CITES, qui interdit totalement la vente de ce poisson hors des frontières du pays du bateau pêcheur.

La Commission avait proposé en septembre aux 27 Etats européens de soutenir une telle inscription lors de la conférence de la CITES à Doha en mars prochain. Mais la France, l'Espagne, l'Italie, la Grèce et Malte ont refusé de soutenir cette proposition.

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