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Le gouvernement soutiendra les amendements visant à abroger des permis d'exploitation des gaz de schiste en France

Mais il ne fermera pas la porte à la recherche scientifique dans ce secteur, a déclaré mercredi le premier ministre, François Fillon."Il faut annuler les autorisations qui ont déjà été données. Il y a des propositions de loi qui ont été déposées dans ce sens. Le gouvernement les soutiendra", a-t-il dit devant l'Assemblée nationale.
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Des banderoles contre l'exploitation de gisements de gaz de schiste le 26 février 2011 à Villeneuve de Berg. (AFP - Jean-Pierre Clatot)

Mais il ne fermera pas la porte à la recherche scientifique dans ce secteur, a déclaré mercredi le premier ministre, François Fillon.

"Il faut annuler les autorisations qui ont déjà été données. Il y a des propositions de loi qui ont été déposées dans ce sens. Le gouvernement les soutiendra", a-t-il dit devant l'Assemblée nationale.

Il a précisé avoir ordonné une mission de recherche scientifique pour étudier les possibilités d'exploiter de tels gaz sans nuire à l'environnement. "Il n'est pas question de sacrifier notre environnement, mais il n'est pas question non plus de fermer la porte à des progrès technologiques qui permettraient demain d'accéder à de nouvelles ressources énergétiques", a-t-il dit.

Le chef des députés PS, Jean-Marc Ayrault s'est félicité sur de ce recul du gouvernement.

Examen des textes le 10 mai
Les députés examineront le 10 mai prochain plusieurs textes visant à interdire l'exploitation des gaz de schiste en France et abroger les permis déjà accordés.

L'exécutif a suivi le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Christian Jacob, qui a déposé la semaine dernière en ce sens, a-t-on appris vendredi.

Les socialistes ont eux aussi déposé une proposition similaire. En se prononçant pour l'interdiction, gouvernement a finalement entendu les critiques de tous bords politiques, qui dénoncent des méthodes de forage nocives pour l'environnement.

La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait affirmé fin mars devant les députés qu'il n'y aurait pas d'exploitation de gaz ou d'huile de schiste si les procédés d'extraction avaient une incidence écologique "désastreuse".

Le Gaz de Schiste, Kesako?
Comme l'expliquait Le Monde Magazine du 22 janvier (avec José Bové en couverture), le gaz de schiste est du "gaz naturel qui, contrairement à celui que l'on extrait en général, ne se trouve pas concentré au sein de vastes poches souterraines où il suffit d'aller le pomper, mais disséminé".

Pour l'extraire, il faut forer verticalement sur deux à trois kilomètres de profondeur puis pénétrer horizontalement les schistes. Sont ensuite envoyés à forte pression des millions de litres d'eau et de sable pour ouvrir la roche, transformant les territoires en gruyère.

"Mais il y a pire", explique Le Monde Magazine: "les industriels ont mis dans leurs tuyaux - traversant terres arables et nappes phréatiques - des adjuvants chimiques." Des substances qui empoisonnent les terres et au sujet desquelles règne la plus grande opacité.

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