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Le Danemark a invité 191 chefs d'Etat ou de gouvernement à la Conférence sur le climat de l'ONU en décembre à Copenhague

La capitale danoise accueille du 7 au 18 décembre cette réunion où doit être trouvé un accord mondial sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour remplacer le protocole de Kyoto en 2012.L'Union européenne respecte les engagements pris à Kyoto, à la différence de tous les autres pays industrialisés, a annoncé jeudi Bruxelles.
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La petite sirène du port de Copenhague (cliquez sur la photo) (© Communauté européenne, 2004)

La capitale danoise accueille du 7 au 18 décembre cette réunion où doit être trouvé un accord mondial sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour remplacer le protocole de Kyoto en 2012.

L'Union européenne respecte les engagements pris à Kyoto, à la différence de tous les autres pays industrialisés, a annoncé jeudi Bruxelles.

Certains pays de l'UE, comme l'Autriche, sont très en retard, mais "l'objectif collectif fixé à l'UE sera atteint, car d'autres vont au-delà de leur objectif national", a expliqué le commissaire à l'Environnement Stavros Dimas lors de la présentation des données pour l'année 2007. L'Union européenne comptait 15 membres lors de la signature du protocole de Kyoto et s'est engagée à réduire en 2012 ses émissions de 8% par rapport à leur niveau de 1990.

Les Quinze ont rejeté 4,04 milliards de tonnes d'équivalent CO2 en 2007, soit une réduction de 5% par rapport à 1990, et ils doivent les ramener à 3,92 milliards de tonnes. Selon l'Agence européenne pour l'Environnement, la réduction collective de l'UE-15 devrait être de 6,2% en 2008. La France, l'Allemagne, le Royaume Uni, la Suède, la Grèce et la Belgique étaient déjà en dessous de leurs objectifs en 2007. Les Etats-Unis, le Canada et l'Australie ont augmenté leurs émissions par rapport à leurs niveaux de 1990 et "il va leur falloir faire d'énormes efforts", a commenté le commissaire.

M.Dimas a déploré que les autres pays industrialisés ne se montrent pas à la hauteur du défi posé par l'obligation de limiter le réchauffement climatique à 2°C. "Il faut que les pays industrialisés réduisent collectivement leurs émissions de 30% en 2020 par rapport à 1990. Or nous sommes très loin. Ce qui est mis sur la table tourne entre 9 et 17%", a-t-il souligné.

Invitations officielles pour le sommet
Après les invitations officielles lancées par le gouvernement danois jeudi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a encouragé "fortement tous les chefs d'Etat ou de gouvernement à assister à cette réunion au sommet". M.Ban est convaincu qu'une implication directe de leur part est "essentielle pour que les gouvernements parviennent à un accord sur les questions cruciales au coeur d'un arrangement mondial sur le climat".

Greenpeace a réagi en jugeant que certains chefs d'Etat qui souhaitaient éviter d'aller à Copenhague ne pourront plus "se dérober" maintenant qu'une invitation leur a été officiellement adressée. Selon le représentant au Danemark de l'ONG internationale de défense de l'environnement, Tove Ryding, "tous les chefs d'Etat doivent aller à Copenhague pour (...) cet accord clef et stopper le chaos climatique". "Maintenant, le président (Barack) Obama doit répondre par l'affirmative" à l'invitation, a-t-il ajouté.

En Inde, Borloo insiste
Pour sa part, le ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a insisté vendredi, lors d'une conférence de presse à New Delhi, sur la nécessité d'obtenir à Copenhague l'adhésion des pays riches à un programme de financement public international destiné aux pays émergents, un plan "justice-climat" sur lequel la France travaille.

Les pays vivant avec moins de 1.500 dollars de PIB par habitant et moins de deux tonnes d'émissions de gaz à effet de serre per capita seront concernés au premier chef, a précisé M.Borloo.

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, pilote depuis plusieurs mois un groupe international pour étudier les modalités financières. En réunissant fin octobre un groupe d'une dizaine de pays sur le sujet des financements innovants en faveur de l'aide au développement, Bernard Kouchner avait évoqué un prélèvement de 0,005% sur les transactions financières qui, selon ses calculs, pourrait rapporter 30 milliards d'euros par an.

L'Union Européenne a récemment fixé à 100 milliards d'euros par an les besoins en financement pour aider les pays plus pauvres à faire face aux effets du réchauffement climatique entre 2013 et 2020.

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