Réchauffement climatique : la montée des eaux est plus rapide que prévu en Nouvelle-Zélande, révèle une étude

La hausse du niveau de la mer, causée par le changement climatique, pourrait atteindre un mètre d'ici 2100 dans de grandes parties de l'archipel, selon une étude. Les grandes villes du nord du pays sont menacées par des inondations plus fréquentes.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le parc national Abel Tasman, en Nouvelle-Zélande, le 28 septembre 2015. (ROBERT HARDING PRODUCTIONS / ROBERT HARDING HERITAGE / AFP)

Millimètre par millimètre, les dents de la mer grignotent l'archipel. Le niveau des océans monte deux fois plus vite que prévu dans certaines parties de la Nouvelle-Zélande, d'après une étude publiée lundi 2 mai. Un rythme qui laisse moins de temps au pays pour s'adapter au changement climatique, et qui menace les deux plus grandes villes du pays.

Selon les données recueillies par le programme de recherche NZ SeaRise (en angais), certaines zones le long du littoral s'affaissent déjà de trois à quatre millimètres par an. En cause : le changement climatique, qui fait fondre les calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique et provoque la dilatation thermique des océans. Mais pas seulement. Les terres de l'archipel s'enfoncent également. Si le niveau de la mer augmentait d'environ un demi-mètre dans le monde d'ici 2100, cette hauteur devrait donc atteindre près d'un mètre dans de grandes parties de l'archipel, d'après Tim Naish, le professeur à l'université Wellington de Victoria qui a codirigé le programme.

La capitale menacée par les inondations

L'île du Nord, plus peuplée, est très exposée, en particulier sur son littoral sud. Wellington, la capitale, pourrait connaître une élévation du niveau de la mer de 30 centimètres d'ici 2040, ce qui n'était pas attendu avant 2060. Auckland, la plus grande ville du pays, est aussi particulièrement vulnérable.

"Nous avons encore du temps, mais nous n'avons plus le temps de rester les bras croisés", a déclaré le scientifique. La Première ministre, Jacinda Ardern, a affirmé que les autorités réfléchissaient déjà à la relocalisation de certains habitants et infrastructures, et a appelé les Néo-Zélandais à tout faire pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Environnement

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.