La moitié des populations d'espèces sauvages ont disparu en quarante ans, selon la WWF

C'est ce qu'indique l'ONG dans son rapport bisannuel. En cause : l'action de l'homme, notamment la chasse, la pêche, la destruction de l'habitat naturel des animaux, et l'émission de gaz à effets de serre, qui provoque le réchauffement climatique. 

Une lionne de l\'Atlas (espèce disparue à l\'état sauvage) dans le zoo de Montpellier (Hérault), le 3 décembre 2007.
Une lionne de l'Atlas (espèce disparue à l'état sauvage) dans le zoo de Montpellier (Hérault), le 3 décembre 2007. (MAXPPP)
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La faute à qui ? Aux hommes. La population mondiale de poissons, d'oiseaux, de mammifères, d'amphibiens et de reptiles a diminué de 52% entre 1970 à 2010, suivant un rythme plus rapide que prévu, indique l'organisation World Wildlife Fund (WWF) dans son rapport Planète vivante 2014 (PDF), mardi 30 septembre.

"Ces dégâts ne sont pas inévitables, ils sont seulement la conséquence de la manière dont nous choisissons de vivre", note Ken Norris, directeur du département scientifique à Zoological Society de Londres.

Un déclin deux fois plus rapide que prévu

Le déclin des espèces sauvages vertébrées a été le plus spectaculaire dans les régions tropicales, notamment en Amérique latine. L'indice établi dans le rapport "Living Planet" se base sur 10 380 populations de 3 038 espèces de mammifères, d'oiseaux, de reptiles, d'amphibiens et de poissons.

Ce déclin du nombre d'animaux, de 52% en moyenne, est plus rapide que ne l'avaient anticipé les précédentes études. Le rapport publié en 2012 évoquait un déclin de 28% des populations d'espèces sauvages entre 1970 et 2008.

Les populations les plus touchées sont les espèces d'eau douce, dont le nombre d'individus a baissé de 76% entre 1970 et 2010, tandis que les espèces marines et terrestres ont vu leurs effectifs diminuer de 39%. Les principales raisons de ce déclin sont la perte de l'habitat naturel, la chasse et la pêche et le réchauffement climatique.

Le Koweit, le Qatar et les Emirats, mauvais élèves

Les Koweitiens sont les humains dont "l'empreinte écologique" est la plus marquée, devant les habitants du Qatar et des Emirats arabes unis. La consommation et le gaspillage de ressources sont particulièrement importants dans ces pays.

"Si tous les habitants de la planète avaient une empreinte écologique égale à celle de la moyenne des habitants du Qatar, nous aurions besoin de 4,8 planètes, précise le rapport. Si nous avions tous le style de vie d'un Américain moyen, nous aurions besoin de 3,9 planètes."

Surexploitation des arbres et des nappes phréatiques

Le WWF précise que les besoins humains dépassent désormais de 50% les réserves naturelles disponibles. Ainsi, le rythme des abattages d'arbres, des exploitations de nappes phréatiques et des émissions de CO2 est trop rapide pour que la Terre puisse répondre à ces demandes. 

"Il est essentiel que nous saisissions l'opportunité, tant qu'il est encore temps, pour mettre en œuvre un développement durable et créer un avenir dans lequel les gens pourront vivre et prospérer en harmonie avec la nature", précise directeur général de WWF, MarcoLambertini. Protéger la nature, ce n'est pas seulement protéger les espèces sauvages, mais également sauvegarder l'avenir de l'humanité, "ce qui signifie notre survie même", ajoute-t-il.