L'exploitation de la biomasse pourrait contribuer à la diversification des énergies renouvelables

Le procédé, basé sur la torréfaction de biomasse récupérée dans l'exploitation forestière par exemple, permet de faire des combustibles solides ou des biocarburants.Il a été mis au point par le consortium de recherche Prebiom (Prétraitement de la biomasse), auquel participent notamment l'Institut francais du pétrole et l'université de Pau.

Le bois nécessaire à la production de biomasse
Le bois nécessaire à la production de biomasse (AFP Jean-Pierre Muller)
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Le procédé, basé sur la torréfaction de biomasse récupérée dans l'exploitation forestière par exemple, permet de faire des combustibles solides ou des biocarburants.

Il a été mis au point par le consortium de recherche Prebiom (Prétraitement de la biomasse), auquel participent notamment l'Institut francais du pétrole et l'université de Pau.

Le projet pilote vise en premier lieu l'étude de la "faisabilité économique, sociétale et environnementale" de cette nouvelle filière énergétique qui se présente comme une des voies à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2), ont expliqué les responsables.

Le procédé dispose d'un potentiel important compte tenu des "ressources en biomasse disponibles à court et moyen terme en Aquitaine", ont-ils indiqué. Ils soulignent qu'il s'agit d'une "filière utilisant des biomasses non alimentaires et ne concurrençant pas les filières agricoles ou forestières existantes", contrairement notamment aux biocarburants de "première génération".

Le pilote de torréfaction, installé dans un laboratoire de recherche de l'université de Pau, dispose d'une capacité de traitement de biomasse de 2 kilos/heure. Les déchets de bois et autres végétaux sont chauffés à environ 250 degrés, en absence d'oxygène. L'opération produit un solide dense et très résistant, facile à stocker et à transporter.

L'opération pilote, prévue sur une durée de deux ans, doit permettre de décider du lancement éventuel d'une première phase industrielle.