Environnement : nouveau record d'assassinats de défenseurs de la nature en 2020

Les 227 victimes travaillaient dans 70% des cas pour mettre fin à la déforestation et toutes, sauf une, vivaient dans des pays en développement.

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France Télévisions
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Une parcelle de forêt abattue, le 3 septembre 2020 à La Macarena (Colombie). Le pays est le plus dangereux pour les défenseurs de l'environnemment, avec 65 morts en 2020. (RAUL ARBOLEDA / AFP)

C'est un chiffre record. Au moins 227 défenseurs de l'environnement ont été assassinés dans le monde en 2020, la plupart en Amérique Latine, a dénoncé l'ONG Global Witness (en anglais) dans un nouveau rapport publié lundi 13 septembre. Pour la deuxième année consécutive, la Colombie arrive en tête de ce macabre décompte, avec 65 activistes et leaders communautaires tués pour leur engagement en faveur de la défense de la nature.

En dehors de Colombie, les crimes sont concentrés au Mexique (30), aux Philippines (29), au Brésil (20), au Honduras (17) et dans une douzaine d'autres pays. Près de "trois attaques sur quatre" ont eu lieu en Amérique centrale ou en Amérique du Sud, ajoute Global Witness. Les victimes ont plusieurs points communs : 70% d'entre elles travaillaient pour mettre fin à la déforestation et toutes, sauf une, vivaient dans des pays en développement. Un tiers appartenaient aussi à des peuples autochtones. 

Global Witness tient ces statistiques depuis 2012, et constate dans ce dernier rapport une augmentation constante de ces crimes ces trois dernières années (167 en 2018 et 212 en 2019). L'ONG a voulu cette année attirer l'attention sur "les industries qui sont la cause de la crise climatique et des attaques contre les défenseurs de l'environnement". L'exploitation de bois, la construction de barrages, l'agro-industrie et l'exploitation minière sont les secteurs liés à la majorité des assassinats.

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