Environnement : Lacanau envisage de reculer son front de mer

Face au recul de la côte dans les prochaines années, la ville de Lacanau (Gironde) envisage une solution radicale : détruire une partie de son front de mer pour le reconstruire à l'intérieur des terres.

Voir la vidéo
France 3

C'est le paradis des surfeurs, des joggeurs, et des baigneurs, mais un paradis fragile menacé par l'érosion. À Lacanau (Gironde), selon les projections, la côte pourrait reculer de 65 mètres d'ici 2040 et 165 mètres d'ici 2100. La municipalité pare au plus pressé. Après les grandes tempêtes de 2013-2014, elle a renforcé l'enrochement de la plage. Une protection plus fragile qu'il n'y parait, car on ne sait pas combien d'années elle tiendra. "On commence déjà à réfléchir à la construction d'un ouvrage plus important", confie Martin Renard, responsable du service urbanisme de la ville.

Une première mondiale

À l'horizon 2050, la municipalité planche sur deux solutions. Soit, d'une part, la construction d'une énorme digue, un ouvrage qu'il faudra entretenir. Soit plus radicale, la destruction d'une partie du front de mer et la reconstruction dans les terres. "On est environ sur 1 200 logements et une centaine de commerces", explique le responsable du service urbanisme. La Maison de la glisse, une institution à Lacanau, serait un des premiers bâtiments à déménager. Son responsable y est favorable. "On aurait plus trop à se soucier de ce souci d'érosion", explique -t-il. Qui financerait ce repli stratégique ? Quelle base juridique pour convaincre les récalcitrants ? Pour l'heure, rien n'est prévu dans la loi puisque cette relocalisation à grande échelle serait une première au monde.

Le JT
Les autres sujets du JT
À Lacanau, la station girondine a décidé de protéger son front de mer des assauts de l\'océan. David Basier nous explique les mesures qui ont été prises depuis trois ans.
À Lacanau, la station girondine a décidé de protéger son front de mer des assauts de l'océan. David Basier nous explique les mesures qui ont été prises depuis trois ans. (France 2)