Durban : la feuille de route pour protéger la planète

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Etendre le protocole de Kyoto

Au terme de deux semaines de débats souvent tendus, les participants à cette conférence de l'Onu sont parvenus à s'entendre sur une extension du protocole de Kyoto, premier cadre juridiquement contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Adopté en 1997 et en vigueur depuis 2005, il est à ce jour le seul traité international sur le climat.
La première phase d'engagement du protocole qui impose aux pays développés de réduire leurs émissions de CO2 expire fin 2012. Les Etats-Unis n'ont jamais ratifié leur engagement.

Un accord global en 2015

En échange d'une seconde période d'engagements sur Kyoto, l'Union européenne demandait que soit tracée à Durban une "feuille de route" vers un nouveau cadre juridique contraignant qui impliquerait tous les pays. Un accord qui serait signé en 2015 pour une entrée en vigueur à partir de 2020.
Ce cadre a été défini comme "un protocole, un autre instrument légal ou une solution concertée ayant une force légale", formulation suffisamment large pour avoir permis un consensus à Durban mais qui devra être précisée d'ici 2015.
    
Un fonds vert opérationnel

Est également créé un Fonds vert pour le climat destiné à aider les pays pauvres à faire face au réchauffement climatique.
Ce Fonds vert doit acheminer des financements à partir de 2013 pour monter en puissance jusqu'en 2020, date à partir de laquelle les pays industrialisés ont promis de verser chaque année 100 milliards de dollars.
La conférence de Durban n'a en revanche pas permis de progrès notable sur la façon d'alimenter de ce fonds pour éviter qu'il reste une "coquille vide".
    
Transparence et contrôle des actions

L'un des enjeux de Durban était aussi de mettre en œuvre certaines des décisions de Cancun, notamment sur le sujet de la transparence et de la vérification possible des actions de réduction des différents pays.
Pour les pays développés, le texte adopté offre des pistes pour mieux suivre les actions au fur et à mesure et pas seulement à la fin en vérifiant après coup si l'objectif fixé a été atteint.
L'accord prévoit par ailleurs la mise en place d'un travail préparatoire pour éventuellement faire entrer l'agriculture, à l'origine de 15% des émissions de GES, dans le périmètre de la convention-climat de l'ONU.