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Des millions de Chinois invités à rester chez eux à cause de la pollution

Une partie de la Chine, dont la capitale Pékin, étouffe littéralement depuis trois jours, sous un épais brouillard de pollution. Par mesure de précaution, les autorités conseillent aux personnes fragiles de rester chez elles.
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Radio France
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 (Maxppp)

Ce n'est malheureusement pas une nouveauté dans un pays, la Chine, qui consomme autant de charbon que l'ensemble des autres pays de la planète. La pollution atmosphérique est devenue un enjeu sanitaire hautement important pour les quelque 1,5 milliards de Chinois, et encore plus pour les habitants de la capitale.

Pékin, ville masquée

La mobilisation est générale, l'inquiétude tout autant à Pékin. Dans les rues de la mégalopole de 20 millions d'habitants, le masque équipé d'un filtre à air est désormais un accessoire courant, voire incontournable. On le met dans la rue, bien sûr, mais on le garde aussi chez soi, ou au travail. Pour limiter le nombre d'affections respiratoires, le gouvernement municipal a conseillé aux personnes fragiles, les enfants et les personnes âgées principalement, de se calfeutrer chez eux, fenêtres fermées. Un message relayé mercredi matin par les radios. Les Pékinois en sont même au point de se ruer sur des boîtes d'air pur en conserve.

Il faut dire que l'événement est inédit, par son ampleur : le nuage de gaz et de poussière s'étend sur une superficie de plus d'1,3 millions de kilomètres carrés sur l'est du pays, jusqu'à l'industrielle Shanghaï. Sous cet épais "smog", on respire 17 fois la dose de particules novices admise par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Conséquence : la quasi-totalité des activités en plein air ont été suspendues, 103 usines ont été fermées, et 30 % des voitures officielles ont l'interdiction de circuler. L'organe officiel de suivi de la pollution BeijingAir évalue le risque à "dangereux".

Des chiffres qui font froid dans le dos

Le problème principal vient de cette industrie qui avance à marche forcée dans une Chine à la croissance toujours plus insolente.

Désormais, le pays consomme autant de charbon que l'ensemble des autres pays de la planète ; il en tire 70 % de son énergie. Et en plein hiver, on n'arrête pas les chaudières à charbon qui permettent d'amener un peu de chaleur à la maison.

L'autre problème évident, ce sont les voitures, toujours plus nombreuses dans une Chine qui est devenue le premier marché automobile mondial. Dans la seule ville de Pékin, on compte au minimum cinq millions de véhicules en circulation. Mais depuis trois jours, il est devenu bien difficile de circuler, étant donné que neuf autoroutes ont été barricadées. Dans les airs, ça coince également : on ne compte plus les vols retardés ou carrément annulés à cause du brouillard.

Et pour ne rien arranger, les masques de protection sont en rupture de stock.

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