Des dettes contre des aires marines protégées

Les Seychelles viennent de devenir la première nation au monde à employer une nouveau mode de remboursement de dette : en passant par la protection de la nature.

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Désormais, pour payer leurs dettes, les nations peuvent protéger l'environnement. C'est ce qu'ont fait les Seychelles et c'est une première mondiale. Le principe : un groupe d'ONG, avec The Nature Conservancy à sa tête, a levé 21 millions de dollars pour payer une partie de la dette nationale des Seychelles. En échange, le pays a créé deux nouvelles aires marines protégées, couvrant 15% de ses eaux territoriales.

Une réussite d'ampleur

Ensemble, ces aires marines sont grandes comme le Royaume-Uni et le plan est de doubler cette zone d'ici 2021. Désormais, aucune activité humaine n'est autorisée dans ces eaux. "Les menaces majeures vient des gens eux-mêmes", constate Flavien Joubert, PDG des parcs nationaux des Seychelles. "Ils exercent une pression en essayant d'extraire les ressources que nous possédons, notamment à travers la pêche qui cible certaines espèces". À l'avenir, ce nouveau mode de conversion de dette pourrait être employé dans d'autres pays du monde, notamment aux Caraïbes.

Des dettes contre des aires marines protégées
Des dettes contre des aires marines protégées (BRUT)