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Des agriculteurs en colère devant le ministère de l'Agriculture

Ils dénoncent notamment le règlement européen contre la pollution aux nitrates, qu'ils jugent inapplicable.

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France Télévisions
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Des rouleaux de paille déversés à proximité du ministère de l'Agriculture, à Paris. Une centaine d'agriculteurs entendait ainsi dénoncer les nouvelles contraintes liées à l'application d'un règlement européen contre les nitrates, mardi 16 janvier. Arrivés à bord de plusieurs camions à l'appel de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) d'Ile-de-France, ils étaient bloqués peu avant 7 heures par un cordon de CRS à l'angle de la rue de Varenne, où siège le ministère.

Selon l'un des manifestants, des camions de lisier ont été bloqués en amont sur les Champs-Elysées. Ils étaient également destinés à Stéphane Le Foll, dont la Fédération réclame la démission, son président, Damien Greffin, jugeant le ministre "arrogant" avec les agriculteurs. La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), actuellement en campagne pour les élections aux chambres d'agriculture prévues fin janvier, a appelé ses adhérents à se mobiliser partout en France mercredi. En région, certains ont commencé à manifester dès mardi soir, comme à Rennes et au Mans, où des pneus et du fumier ont été déversés en centre-ville et devant un hypermarché.

La FNSEA dénonce des "décisions politiques arbitraires"

Menacée de lourdes sanctions financières par Bruxelles pour non-respect de la directive adoptée il y a plus de vingt ans, la France a pris récemment des mesures restreignant diverses pratiques agricoles pour protéger les points de captage de l'eau et les nappes phréatiques. La FNSEA conteste ces "décisions politiques arbitraires" et une directive qui a pris selon elle la tournure d'un "monstre administratif". 

Une pétition réclamant un moratoire sur ces dispositions a recueilli, d'après le syndicat, plus de 40 000 signatures qui doivent être remises aux autorités mercredi. De son côté, le ministère a fait savoir dès lundi qu'il ne recevrait pas les organisations d'agriculteurs avant le début du mois de février, soit après les élections professionnelles.

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