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Décharges sauvages : "Il faut que les maîtres d'ouvrage soient contraints de vérifier où vont les déchets", selon une fédération de BTP

"Il faut que les communes acceptent les installations" dédiées à ces déchets de travaux, a également affirmé la présidente de la fédération du BTP des Alpes-Maritimes.

Article rédigé par franceinfo
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Décharge sauvage de Loupian, au nord du bassin de Thau (Hérault), en novembre 2008. (TIM SOMERSET / MAXPPP)

"On ne peut que se féliciter qu'enfin, on essaye d'arrêter ces gens qui sont irrespectueux des règles, tant vis-à-vis des entreprises auxquelles ils font des concurrences déloyales, que du territoire qu'ils abîment ou de la population qu'ils menacent", a réagi jeudi 11 juin sur franceinfo Laure Carladous, présidente de la fédération du BTP des Alpes-Maritimes, après l'interpellation de 11 personnes mardi, dans le Var et les Alpes-Maritimes, dans le cadre d'une enquête sur des décharges sauvages.

"Il faut vraiment qu'aujourd'hui, il y ait une prise de conscience de l'État et des institutions, qui sont censés faire respecter les règles. S'ils étaient peut-être plus vigilants, plus rapides, des choses comme ça ne se passeraient pas", a-t-elle estimé, après ce coup de filet contre la "mafia des déblais".

"Payer le prix"

La présidente de la Fédération du BTP des Alpes-Maritimes a pointé aussi la responsabilité des maîtres d'ouvrage, "qui sont les producteurs de ces déchets" et qui devraient être "contraints de vérifier où vont les déchets". Ils doivent accepter "de payer le prix que ça représente" selon elle. Laure Carladous a précisé que, dans son département, les Alpes-Maritimes, les prix oscillent entre 8 et 10 euros la tonne pour ce type de déchets.

Il faut bien que les matériaux aillent quelque part.

Laure Carladous

à franceinfo

La présidente de la Fédération du BTP des Alpes-Maritimes a pointé aussi un manque de site dédiés à ces déchets. "Il n'y en a sûrement pas assez. Il faut aussi que les communes acceptent dès qu'il y a des installations autorisées." Et "s'il n'y a pas d'installations autorisées, il ne faut pas qu'on ferme les yeux. Il y a des terrassements". Selon Laure Carladous, "il n'y en a pas assez parce qu'il n'y a pas une commune qui est contente quand il y a une installation, parce que tout le monde appelle ça déchets", alors que "quand le traitement et la mise en stockage de ces matériaux est faite correctement, il n'y a aucun problème".

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