Crues dans le Pas-de-Calais : la fermeture des écoles est "une décision logique à la hauteur de la catastrophe", selon l'Unsa-Education

Les établissements scolaires de 279 communes touchées par les inondations dans le Pas-de-Calais resteront fermés jusqu'à mardi. Une décision "logique" estime Nicolas Penin, secrétaire départemental et régional Unsa-Education.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Inondations dans le Pas-de-Calais : le village de Frencq coupé en deux par un torrent de boue (MATTHIEU DARRIET / FRANCE BLEU NORD)

"C'est une décision logique à la hauteur de la catastrophe que vit cette grande partie du territoire du Pas-de-Calais", a estimé dimanche sur franceinfo Nicolas Penin, secrétaire départemental et régional Unsa-Education dans les Hauts-de-France, alors que les établissements scolaires des 279 communes les plus touchées par les inondations dans le Pas-de-Calais vont rester fermés jusqu'à mardi.
Pour Nicolas Penin, il ne s'agit "plus simplement d'un épisode d'inondation", mais de "quelque chose qui s'inscrit dans la durée". "Pour nos élèves comme pour la population en règle générale, nous arrivons véritablement dans une forte difficulté."

Le secrétaire départemental et régional Unsa-Education plaide pour un accompagnement psychologique pour les personnels de l'Education nationale : "Il y a un accompagnement qui doit être fait par le ministère de l'Éducation nationale au sein de ses écoles et de ses établissements." Il souligne que les personnels "sont là, que cela soit du premier ou de second degré, on travaille 24h sur 24, sept jours sur sept". Les enseignants "font ce qu'ils peuvent et ils sont très mobilisés". "On essaye de suivre la préfecture, ce qui est parfois un peu plus compliqué parce que les informations arrivent un peu en décalé." Mais l'enseignant insiste sur le fait qu'il "faudra un accompagnement psychologique, même dans nos écoles, nos lycées, nos collèges".

Vis-à-vis du soutien aux élèves, Nicolas Penin reconnaît que "la parole de l'enseignant est importante pour l'élève comme pour la famille". Mais il estime que "le professionnel de l'accompagnement psychologique, c'est peut-être un autre personnel que le personnel enseignant" qui doit intervenir. Si l'enseignant peut recueillir "en premier la parole" et "redonner du sens au groupe", le représentant de l'Unsa-Education plaide pour que ce soit "un professionnel qui, sur le temps et avec les mots justes et les solutions les plus pertinentes, aidera ces enfants qui sont véritablement dans un traumatisme".

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