Climat : de nouveaux records de chaleur battus, "le temps nous est compté", alerte le secrétaire général de l'ONU

Le dernier rapport de l'Organisation météorologique mondiale "enchaîne les désolants constats d'échec dans la lutte de l'humanité contre le dérèglement climatique", alerte Antonio Guterres.

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Radio France
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Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, le 11 janvier 2021. (XIE E / XINHUA)

Alors que les températures atteignent des records pour un mois de mai en France et que l’on attend dans notre pays la formation d'un gouvernement tourné vers l’écologie, les indicateurs du climat sont au rouge pour l’année 2021. L'Organisation météorologique mondiale qui dépend de l’ONU vient de publier son rapport annuel, mercredi 18 mai. Et ce qui ressort, c'est que de nouveaux records ont été battus.

Ce rapport "enchaîne les désolants constats d'échec dans la lutte de l'humanité contre le dérèglement climatique", alerte Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU. Quatre records, principalement, ont été battus. Avec le niveau des gaz à effets de serre dans l'atmosphère, la hausse des océans, leur acidification et les vagues de chaleur, peut-on lire dans ce rapport.

"La plupart des zones de l'océan ont connu au moins une forte vague de chaleur", pointe le secrétaire général de l'ONU. Pour autant, grâce au courant océanique Nina, 2021 n'est pas l'année la plus chaude enregistrée. La température est de 1,1° plus élevée par rapport à l'ère pré-industrielle. Mais les sept dernières années sont les plus chaudes de l'histoire des relevés, pointe ce rapport.

La dégradation du climat est installée. Les concentrations de dioxide de carbone ou de méthane continuent de grimper. On constate une augmentation de 150% de CO2 par rapport a l’ère pré-industrielle. Conséquence : le réchauffement qui participe au blanchiment des coraux atteint un seuil record. La hausse du niveau des mers s’accélère. Et l’acidification est a un niveau record, ce qui n’avait pas été atteint sur les 56 millions d’années passées. Ce rapport fait état d’une tendance de fond qui touche aussi les pôles et les glaciers.

Ainsi, pour Antonio Guterres, "le système énergétique mondial est en faillite et nous pousse chaque jour un peu plus vers une catastrophe climatique". "Le temps nous est compté", alerte encore le secrétaire général de l'ONU, pour qui "un avenir durable passe forcément par le renouvelable".

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