COP26 : les mouvements de jeunes sont "la meilleure nouvelle" possible pour le climat, estime Laurence Tubiana, architecte de l'accord de Paris

"Les jeunes sont des témoins exigeants", a indiqué ce vendredi sur franceinfo Laurence Tubiana, directrice de la Fondation européenne pour le climat. "C'est difficile ne pas entendre des jeunes qui décident de faire grève", a ajouté Adélaïde Charlier, jeune militante belge, et co-fondatrice du mouvement "Youth for Climate".

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Radio France
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Des jeunes pendant la "grève des écoles" organisée par Youth for Climate à Gand, en Belgique, le 22 octobre 2021.  (MARIJN DE KEYZER / MAXPPP)

Les mouvements "Youth for Climate" et "Fridays for Future" sont "la meilleure nouvelle qu'on pourrait avoir pour le climat", estime sur franceinfo vendredi 29 octobre Laurence Tubiana, directrice de la Fondation européenne pour le climat (ECF), avant l'ouverture de la COP26 à Glasgow, dimanche. 

C'est selon elle c'est "grâce à ces mouvements qu'il y a eu des jugements à la Cour constitutionnelle allemande, aux Pays-Bas, en France. Ils ont dit au gouvernement : soyez sérieux", explique Laurence Tubiana. "On a besoin des citoyens, c'est la seule manière pour que les gouvernements, les entreprises, les maires de grandes villes rendent des comptes, et soient sérieux." Selon elle, la COP26 de Glasgow est le moment où ils doivent être sérieux : "On arrête de raconter des histoires et on fait les choses", et "les jeunes sont des témoins exigeants".

"Tenez vos promesses" 

Parmi ces témoins exigeants, Adélaïde Charlier, jeune militante belge et co-fondatrice du mouvement "Youth for Climate" : "C'est difficile ne pas entendre des jeunes qui décident de faire grève, de crier dans les rues, qui décident de prendre toutes les plateformes possibles pour faire passer un message important". Elle se dit "persuadée que la mobilisation citoyenne a déjà été à l'origine de nombreux changements ces deux dernières années. On doit absolument continuer à mettre la pression".

Adélaïde Charlier qui se rend à la COP26 de Glasgow n'en attend pas "un changement radical" mais que "les leaders politiques prennent le dérèglement climatique au sérieux, jusqu'à ce que cela devienne une urgence". C'est d'ailleurs à ce sentiment, "cet esprit de gravité" qui habitera plus ou moins les participants, les négociateurs et chefs d'État présents à Glasgow que Laurence Tubiana jugera du succès ou non de la grande conférence sur le climat.

Les ambitions climatiques actuellement présentées par tous les pays du monde aboutissent à un réchauffement planétaire de l'ordre de 2,7 à 3 degrés, rappelle Adélaïde Charlier, loin des promesses émises lors de la signature de l'accord de Paris, en 2015. "J'y vais avec ce message : tenez vos promesses", indique-t-elle, attendant de voir après la COP26 si les gouvernements "passent à l'action" au-delà des discours.

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