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Plan de relance économique : les attentes des associations environnementales sur la rénovation énergétique

Les associations environnementales attendent des garanties sur le volet de la rénovation énergétique, alors que le plan de relance économique est présenté jeudi 3 septembre.

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Radio France
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Diagnostic énergétique d'un logement (photo d'illustration). (SYLVIE CAMBON / MAXPPP)

Le gouvernement présente jeudi 3 septembre son plan de relance économique de 100 milliards d'euros. Le plan doit présenter des contreparties environnementales pour les entreprises. Les associations attendent beaucoup du volet sur la rénovation énergétique des logements, notamment.

Rénover les logements a des bénéfices pour l'emploi des artisans, pour faire baisser les factures des ménages et pour le climat, puisque le secteur du bâtiment est le deuxième plus gros poste d'émissions de gaz à effet de serre, derrière les transports. Mais pour l'instant, la France est loin de ses objectifs.

Toutes les rénovations ne se valent pas

"On voit que les politiques publiques actuelles, qui étaient surtout basées sur des rénovations par geste, ne fonctionnaient pas, tout simplement", explique Etienne Charbit, du réseau action climat. Il demande "de réorienter la politique publique vers les rénovations performantes. C'est-à-dire rénover l'ensemble d'un bâtiment pour que ce soit efficace d'un point de vue énergétique."

Les associations, comme Négawatt de Marc Jedliszka, attendent aussi de voir si le gouvernement suivra la proposition de la Convention citoyenne sur le climat avec la création d'un malus sur la taxe foncière pour les propriétaires qui ne rénovent pas leur passoire thermique. Mais pour l'instant il craint plutôt un tour de passe-passe technique. 

On pourrait voir quelques millions de logements passer soudain, par un coup de baguette magique, des classe "F" et "G" aux classes "D" ou "E".

Marc Jedliszka

à franceinfo

"Ça ne changera rien à la consommation, ni en émission en gaz à effet de serre, ni en euros dépensés par les ménages", déplore Marc Jedliszka. "Si on veut effectivement lutter contre le réchauffement climatique et rénover le parc d'ici 2050, on n'a pas d'autre solution" que d'effectuer "les travaux en même temps", réagit sur franceinfo Olivier Sidler, membre fondateur de l'association négaWatt et spécialiste des gestions de maîtrise de l'énergie dans le bâtiment.

Il en a détaillé les avantages : "La gêne est limitée, l'efficacité est maximum, c'est là que vous faites le plus d'économie d'énergie et que votre projet est le plus rentable", explique-t-il. À l'inverse, "si vous faites par petits bouts, cela va vous coûter plus cher et vous n'arriverez jamais à des bâtiments performants". "On peut faire croire encore longtemps qu'avec des petits gestes on va finir par y arriver, mais c'est enfantin, vous n'y arriverez jamais", assure Olivier Sidler. 

Les associations attendent aussi un vrai service public de l'efficacité énergétique, pour aider les ménages à trouver les bons artisans et les aides dont ils peuvent bénéficier.

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