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Cinq questions sur l'interdiction des sachets en plastique

Le décret interdisant leur distribution en caisse à partir du 1er juillet a été publié au Journal officiel, jeudi.

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France Télévisions
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A partir du 1er janvier 2017, les sacs ou emballages en plastique qui ne sont pas en caisse seront aussi interdits. (NICOLAS LAMBERT / BELGA MAG / AFP)

Une petite révolution dans les magasins. Les sacs en plastique à usage unique vont bientôt disparaître totalement des commerces. Le décret interdisant leur distribution en caisse à partir du 1er juillet a été publié, jeudi 31 mars, au Journal officiel. Une interdiction prévue par la loi sur la transition énergétique votée en août 2015. Que prévoit-elle exactement ? Réponse en cinq questions.

Quels sont les sacs interdits à partir du 1er juillet ?

Gratuits ou payants, les sacs plastique à usage unique, d'une épaisseur inférieure à 50 micromètres, sont proposés en caisse. Ce sont ces sacs qui seront interdits à partir du 1er juillet dans tous les commerces, qu'il s'agisse d'alimentation spécialisée (boulangeries, boucheries, librairies, parfumeries...), de petites et grandes surfaces, de stations-service, de pharmacies, de marchés couverts et de plein air, etc.

Par quoi seront-ils remplacés ?

Par des sacs réutilisables, qu'ils soient en plastique, en papier kraft ou en tissu. Sinon, il faudra penser à emmener son cabas à roulettes, son sac à dos, ou tout autre sac réutilisable pour ramener ses courses chez soi. Selon un sondage pour Direct Matin datant de mars 2015, 93% des Français utilisent déjà "souvent, toujours, ou presque toujours" un sac réutilisable pour faire leurs courses.
 

Tous les sacs en plastique vont-il disparaître des magasins ?

Oui. En tout cas, les sacs en plastique qui ne sont pas biodégradables. A partir du 1er janvier 2017, les sacs ou emballages en plastique qui ne sont pas distribués en caisse et qui contiennent des denrées alimentaires (les fruits et légumes, par exemple) seront, eux aussi, interdits. Seuls les sacs "biosourcés" (avec une teneur en matière végétale – amidon de pomme de terre, maïs) et compostables pourront être utilisés pour ces usages. La teneur biosourcée minimale de ces sacs va augmenter avec le temps (de 30% en 2017 à 60% en 2025).

Quelles conséquences sur les prix ? 

Pour les sacs réutilisables disponibles en caisse, les commerces n’ont aucune obligation de facturation. Mais la plupart sont payants. Comme l'explique la directrice du développement durable chez Carrefour dans Le Parisien, les sacs en papier kraft brun, biodégradables et recyclables, utilisés par le groupe de grande distribution coûtent "trois fois plus cher" à l'achat. "Nous avons été obligés de répercuter sur les prix", condède-t-elle. Mais selon le ministère de l'Environnement, le développement de nouveaux plastiques biosourcés permettra, en comptabilisant les emplois dans la recherche, la culture des végétaux, et les usines, de créer des milliers d'emplois.

Quel est l'objectif du gouvernement ? 

L'objectif est de "réduire les impacts environnementaux considérables liés à la production et la distribution de ces sacs", souligne le ministère dans un communiqué.  Quelque 5 milliards de sacs en plastique à usage unique sont distribués en caisse chaque année et 12 milliards sont consommés pour d'autres usages en-dehors des caisses.

Ces sacs non biodégradables mettent plusieurs centaines d'années à se dégrader, et sont ingérés par les animaux marins et les oiseaux. Au total, 75% des déchets abandonnés en mer sont en plastique, chiffre le ministère : 86% des espèces de tortues marines les ingèrent en les confondant avec des méduses.

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