Vidéo La technique de chasse des "appelants", une méthode controversée

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Des oiseaux vivants, maintenus en cage pour attirer et chasser plus facilement des oiseaux sauvages : c'est la technique de chasse des "appelants". Selon certains activistes, cette pratique devrait être interdite. Pour les chasseurs, c'est une tradition sans danger. Explications.
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France Télévisions

Des oiseaux vivants, maintenus en cage pour attirer et chasser plus facilement des oiseaux sauvages : c'est la technique de chasse des "appelants". Selon certains activistes, cette pratique devrait être interdite. Pour les chasseurs, c'est une tradition sans danger. Explications.

Une oie, une foulque ou encore un canard vivant utilisé pour attirer des oiseaux sauvages et pouvoir les chasser. Ça s'appelle des "appelants". "Ces canards domestiques, ils sont mis dans des situations complètement aberrantes par rapport à leur bien-être minimal", déplore Pierre Rigaux, naturaliste, activiste et cofondateur de Nos Viventia.

Lors des chasses, les appelants sont attachés sur des plans d'eau, ou enfermés dans des cages à proximité. C'est ensuite leur chant qui attire les oiseaux migrateurs. "Comme on chasse de nuit, ces oiseaux-là servent pour appeler les congénères et ensuite, bien sûr, les faire se poser dans la mare où on chasse", explique Nicolas Lottin, président de l’Association des Chasseurs de la Baie de Somme.

Une pratique dénoncée par des activistes

Cette pratique est dénoncée par plusieurs activistes, dont Pierre Rigaux. "Il y a des milliers de huttes et plusieurs chasseurs par huttes et donc des milliers, des dizaines de milliers d'oiseaux utilisés comme appelants donc avec des conditions de vie misérables", fustige-t-il.

La réglementation impose que les appelants soient nés et élevés en captivité. Les élevages de particuliers sont limités à 100 oiseaux et ceux-ci doivent être déclarés bagués. Pour ne pas qu'ils s'envolent, une partie des plumes des appelants sont régulièrement coupées. "Il faut qu'on arrive à faire interdire l'usage des appelants. Si on interdit cet usage, ce mode de chasse là dans les huttes tant mieux parce que c'est un mode de chasse qui n'a aucun intérêt écologique. C'est une calamité pour les oiseaux sauvages qui sont abattus, c'est une calamité pour les oiseaux domestiques qui sont maltraités", conclut Pierre Rigaux.

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