Vidéo En Bretagne, 41 ans après avoir coulé au large de l'île de Batz, le Tanio affecte de nouveau la vie marine

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Couverts de pétrole, certains oiseaux ne peuvent plus voler. Le responsable : un navire pétrolier qui a coulé… en 1980.
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France Télévisions

Couverts de pétrole, certains oiseaux ne peuvent plus voler. Le responsable : un navire pétrolier qui a coulé… en 1980.

Un oiseau qui se fait enlever des traces de pétrole qui l'empêchent de voler. Ça se passe cet hiver en Bretagne. Pourtant, aucune marée noire d'ampleur n'a touché la région depuis 1999 et le naufrage de l'Erika. Ces rejets de pétrole sont la conséquence du naufrage d'un navire pétrolier... en 1980. 41 ans après avoir coulé au large de l'île de Batz, le Tanio affecte de nouveau la vie marine. "L'hiver dernier, on a commencé à avoir le signalement de plusieurs oiseaux. On s'est dit : "Là, il y a quelque chose qui n'est pas normal"", explique Sophie Bahé, directrice de Vigipol. Des analyses ont été faites sur les plumes souillées par le Cedre, qui est l'organisme expert, et qui a montré une similarité avec le pétrole du Tanio. Sur cet hiver, l'ordre de grandeur est de 150 oiseaux mazoutés contre une quarantaine maximum les années précédentes.

12 500 tonnes de fioul dans la Manche

En mars 1980, 12 500 tonnes de fioul se sont déversées dans la Manche. 160 km de côtes sont impactés. 40 000 oiseaux en meurent. Une partie des oiseaux retrouvés ces deux dernières années ont pu être conduits dans des centres de soin. Au total, la LPO de l'Ile Grande (Côtes d'Armor) a pris en charge 62 oiseaux mazoutés depuis octobre 2020. 8 d'entre eux ont pu être relâchés. En septembre 2020, un an après les premiers signalements d'oiseaux mazoutés, la préfecture maritime de l'Atlantique avait fait colmater des brèches présentes sur l'épave du Tanio. Les 6 et 7 janvier 2021, une nouvelle mission d'observation a révélé que 3 des 10 plaques posées ont été arrachées par des engins de pêches, provoquant une nouvelle fuite d'hydrocarbure.

De son côté, la préfecture dit "étudier les modes d'action possibles" et souhaite sensibiliser les pêcheurs de la zone "au risque que le chalutage fait peser sur l'intégrité de l’épave."

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