Une association réclame "de nouveaux lâchers" d'ours dans les Pyrénées

Pour Férus, association de protection des grands prédateurs, la population de plantigrades dans les Pyrénées est "encore trop petite" pour être viable.

Un ours dans les Pyrénées, le 3 mars 2018.
Un ours dans les Pyrénées, le 3 mars 2018. (AUSLOOS HENRY / HEMIS.FR / AFP)
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Ils veulent davantage de plantigrades en liberté. De "nouveaux lâchers" d'ours sont "indispensables" afin d'assurer "à long terme la viabilité" de la population, "encore trop petite", dans le massif pyrénéen, assure, mercredi 26 décembre, l'association Férus, en charge de la protection et de la conservation des grands prédateurs. "La bonne nouvelle de l'année 2018 est sans conteste le lâcher de deux ourses dans le Béarn en octobre. Un moment historique ! MAIS... Un long chemin reste à faire", estime Férus dans un communiqué transmis à l'AFP.

Deux ourses, Claverina et Sorita, qui pourraient donner naissance à des petits en 2019, ont été lâchées en octobre dans les Pyrénées-Atlantiques, afin de sauvegarder l'espèce menacée d'extinction en France. Mais certains éleveurs locaux sont opposés à leur présence. Pour l'association, "la sécurité totale des ourses n'est pas assurée à cause d'une minorité d'anti-ours toujours violente".

Selon les bergers anti-ours, la présence des plantigrades n'est pas compatible avec l'élevage. L'animal, qui se nourrit à 70% de végétaux, peut s'attaquer à des brebis ou provoquer la chute de dizaines d'entre elles d'un escarpement si elles sont effrayées. D'autres bergers militent, eux, pour une cohabitation avec l'animal.