Pyrénées : "Le danger de l'ours est très largement surestimé", estime l'association Ferus

Une réunion a lieu mercredi à Toulouse autour d’un nouveau préfet spécialement nommé pour se consacrer à l’espèce protégée.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Un ours brun des Pyrénées. Photo d'illustration. (PHILIPPE CL?MENT / MAXPPP)

"Le danger de l'ours est très largement surestimé parce qu'il y a eu de nombreux chasseurs grièvement blessés par des sangliers cette année", estime Patrick Leyrissou, le vice-président et coordinateur ours de la Ferus, association de protection et de conservation de l'ours, du loup et du lynx en France, mercredi 8 décembre sur franceinfo, alors qu'un chasseur a tué une ourse qui l'avait grièvement blessé à la fin du mois de novembre.

Alors qu'une réunion est organisée ce jour à Toulouse avec le nouveau préfet chargé de la question de l'ours, Jean-Yves Chiaro, des chasseurs demandent à pouvoir connaître la géolocalisation des ours en temps réel, afin de ne pas se retrouver face à eux. Mais Patrick Leyrissou pense que le dispositif "serait utilisé à tort par des gens qui voudraient faire des actes malveillants" envers ces animaux.

"On ne peut pas repérer tous les ours"

Il rappelle que "la pratique de la chasse comporte des risques, aussi bien pour ses pratiquants que pour des tiers. Le risque - comme pour les pratiques de montagne et de haute-montagne - doit être assumé et il doit y avoir des formations pour le gérer, pour le diminuer au minimum. On ne peut pas repérer tous les ours donc il faut potentiellement considérer qu'il peut y en avoir et adapter les pratiques en conséquence".

Le défenseur des ours note que les prédations ont baissé de "20 à 30%" cette année "donc ça va quand même dans le bon sens". De plus, "on s'aperçoit que les effectifs des troupeaux dans les Pyrénées augmentent depuis quelques années donc ça fonctionne quand même". Pour protéger davantage les troupeaux, il pense qu'on "pourrait faire bien baisser les prédations" si des parcs de protection électrifiés étaient utilisés "plus systématiquement".

"On ne régule pas une population qui est en danger critique d'extinction."

Patrick Leyrissou, le vice-président et coordinateur ours de la Ferus

à franceinfo

Face aux appels à réguler la population ourse, Patrick Leyrissou rappelle que "C'est une des plus petites populations d'Europe donc de toute façon ce serait totalement illégal". Selon lui, il y a une soixantaine d'ours dans les Pyrénées, en majorité en Ariège, puis en Haute-Garonne et en Béarn.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Biodiversité

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.