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Fête de la nature : sur les traces du balbuzard pêcheur, un rapace qui a frôlé l'extinction

Du 22 au 26 mai, la Fête de la nature propose des animations partout en France pour sensibiliser le public à la préservation des espèces. Le thème cette année : la nature en mouvement.

Article rédigé par
Sarah Tuchscherer - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Un balbuzard pêcheur pris en photo dans à proximité de Grand-Case sur l’île de Saint-Martin, aux Antilles, en 2017. (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

La 13e édition de la Fête de la nature se poursuit jusqu'à dimanche 26 mai. Créée par le Comité français de l'union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l'événement a pour but de sensibiliser le grand public aux problématiques de préservation des espèces végétales et animales. Le Loiret propose par exemple de revenir sur les traces du balbuzard pêcheur, un rapace qui a frôlé l'extinction. Grâce à des actions de protection menées depuis quelques années, ses effectifs augmentent à nouveau.

Marie-des-Neiges de Bellefroid, chargée de projets au sein de l’association Loiret Nature Environnement, sur le site de l'étang du Ravoir, le 10 mai 2019. (SARAH TUCHSCHERER / FRANCE-INFO)

Dans la forêt d'Orléans, l'étang du Ravoir est un lieu d'observation idéal. 
L'Office national des forêts y a aménagé une cabane en bois avec une vue sur les nids de balbuzards. Avec sa paire de jumelles, Colette est justement en train d'observer un couple de balbuzards, en pleine couvaison : "On observe le balbuzard qui est posté dans un arbre. On attend qu'il bouge. Il est là, on est content", raconte-t-elle.

Chasse, déforestation... Le balbuzard fragilisé

Marie-des-Neiges de Bellefroid, de l'association Loiret Nature Environnement, l'a vu arriver au mois de février. Il repartira pour l'Afrique après l'été. Entre temps, si tout va bien, deux ou trois petits seront nés. "Ils ne quittent jamais leur nid. Ni les œufs ni les jeunes ne sont abandonnés, sinon une corneille peut venir prendre l'œuf ou le poussin, explique-t-elle. Le froid ou le soleil peuvent aussi détruire la couvée." 

L'homme est aussi un prédateur pour le balbuzard. C'est à cause de la chasse qu'il a failli disparaître en France. Aujourd'hui encore, la cohabitation entre le rapace et certaines activités pratiquées dans la région n'est pas évidente : "Le balbuzard est un mangeur de poissons. Des pisciculteurs voient fréquemment le balbuzard venir pêcher dans leurs bassins", reconnaît Marie-des-Neiges de Bellefroid.

Un balbuzard pêcheur pris en photo en action de pêche au large de l'Île de Sanibel, en Floride, en 2009. (MELVIN GREY / MAXPPP)

L'association s'adresse aussi à ceux qui exploitent la forêt pour que les arbres sur lesquels des nids sont installés ne soient pas abattus. Marie-des-Neiges de Bellefroid insiste, le balbuzard a besoin de protection. "C'est une espèce qui est en expansion lente. Elle n'est pas en déclin mais avec 100 couples pour une espèce ça reste une espèce fragile", prévient-elle. Dans le dernier rapport de l'Union internationale pour la conservation de la nature, un tiers des espèces d'oiseaux présentes en France sont considérées comme menacées.

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