Environnement : des pneus sortis des eaux

Il y a quarante ans, 25 000 pneus ont été jetés à l'eau dans le golfe de Juan les Pins (Alpes-Maritimes) dans le but de développer la faune locale. Cette expérience est aujourd'hui un échec. Ces pneus doivent remonter à la surface.

FRANCE 3
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Dans le golfe de Juan-les-Pins (Alpes-Maritimes), des pneumatiques avaient été immergés en 1979 dans le cadre d'un projet d'État pour constituer un récif artificiel afin de favoriser à l'époque, la biodiversité. Du caoutchouc issu d'hydrocarbure comme habitat naturel est une situation qui paraît impensable aujourd'hui. Aujourd'hui, ils sont huit plongeurs scaphandriers à se relayer pour extraire près de 22 500 pneus.

Fin des travaux prévue en 2020

Cette opération qui prend du temps n'est pas sans risque. "Le danger, c'est que toutes les structures métalliques qui ont été mises en place pour tenir les pneus se sont désagrégées", explique Marc Capart, le superviseur de plongée. Au bout de quarante ans d'immersion, les pneus sont restés pratiquement intacts, la preuve qu'ils ne sont pas digestes pour la nature. Il a pourtant fallu dix ans pour que l'agence française pour la biodiversité arrive à mobiliser des partenaires pour enlever ces verrues. Et ainsi redonner le caractère naturel aux sites classés Natura 2000. L'opération d'enlèvement a débuté. Elle va s'inscrire dans le temps car la campagne d'assainissement couvre quatre hectares de fonds marins. La fin des travaux est prévue en 2020.

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Il y a quarante ans, 25 000 pneus ont été jetés à l\'eau dans le golfe de Juan les Pins (Alpes-Maritimes) dans le but de développer la faune locale. Cette expérience est aujourd\'hui un échec. Ces pneus doivent remonter à la surface. 
Il y a quarante ans, 25 000 pneus ont été jetés à l'eau dans le golfe de Juan les Pins (Alpes-Maritimes) dans le but de développer la faune locale. Cette expérience est aujourd'hui un échec. Ces pneus doivent remonter à la surface.  (FRANCE 3)