Biodiversité : les animaux nous rapportent beaucoup, et en particulier, les abeilles

Certains organismes, dont le Fonds monétaire international, ont calculé ce que nous rapportent certains animaux. Parmi ces animaux, les abeilles. L'occasion de rencontrer deux apiculteurs d'Occitanie qui sensibilisent le public à la reconstitution d'espaces naturels.

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Chaque jour, un jeune apiculteur de Haute-Garonne croule sous le courrier. Avec son associé, lui aussi apiculteur, ils ont eu une idée simple : expédier des graines de fleur pour nourrir les abeilles, afin que chacun, dans son jardin, participe à la biodiversité. "Ils nous font juste parvenir un courrier avec une lettre déjà affranchie à l'intérieur. Cette lettre, on va la remplir avec des graines et elle va repartir", explique Nicolas Puech, l'un des associés. Et le succès est inattendu, dépasse même les frontières, et nécessite donc l'aide de bénévoles. "On s'attendait à 200 enveloppes sur toute l'opération, l'année dernière, on a fini avec de 70 000", raconte l'apiculteur Gaël Bassetti.

Mesurer le préjudice d'une disparition animale

Selon des organismes sérieux, comme le Fonds monétaire international (FMI), le travail de pollinisation des abeilles est chiffré 500 milliards d'euros. "On estime que 40% de l'économie mondiale repose sur le travail fourni par les animaux", précise en plateau la journaliste Valérie Heurtel. Chaque baleine par exemple séquestre 33 tonnes de CO2, ce qui reviendrait au travail de milliers d'arbres. Ce travail de chiffrage permet ainsi de mesurer le préjudice de l'éventuelle future disparition des animaux.

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Une abeille butine une fleur (illustration).
Une abeille butine une fleur (illustration). (FRED TANNEAU / AFP)