Biodiversité : des chercheurs mettent au point une carte des espèces inconnues

Selon ces deux scientifiques américains, 20% des espèces vivantes restent encore à découvrir. Leur carte est un outil à destination des gouvernements et autorités scientifiques pour qu'ils identifient ces animaux et plantes avant leur disparition.

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Radio France
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Carte des espèces à découvrir élaborée par des chercheurs de l'université de Yale. (MAP OF LIFE)

Dessiner une carte mondiale des espèces inconnues... Une gageure que viennent de réaliser deux scientifiques associés à l’université de Yale, aux États-Unis. Cette carte vient compléter celle que ces mêmes chercheurs avaient publiée en 2011 sur les espèces connues.

Priorité aux vertébrés

Ce qu’expliquent ces spécialistes de la biodiversité dans l’introduction de leurs travaux publiés dans la revue Nature, c’est qu’on ne connaît aujourd’hui, d’après les meilleures estimations, que moins de 20% des espèces vivantes. Au rythme actuel de la pression sur l’environnement mondial, beaucoup des espèces inconnues auront disparu avant que l’homme ne les identifie.

D’où l’idée de cette carte, basée sur des modélisations permettant de dire dans quels endroits de la planète il y a le plus de chances de trouver des grenouilles ou des reptiles, par exemple. Les chercheurs se sont en effet concentrés sur la grande catégorie des vertébrés terrestres. Ils ont ainsi analysé les dates de découverte et les caratéristiques environnementales et biologiques de près de 32 000 espèces de vertébrés terrestres. En extrapolant ces données, les deux scientifiques ont pu déterminer quels types d'espèces, au sein des quatre pincipaux groupes de vertébrés, restent encore à découvrir ainsi que leur probable localisation.

Plus c'est petit, moins c'est connu

La carte de l'université de Yale montre, assez logiquement, que ce sont plutôt les petits animaux, dont la sphère geographique est peu étendue et qui vivent dans des régions difficiles d'accès, qui ont le plus de chances d'avoir échappé aux radars des biologistes. Madagascar, la Colombie, l’Indonésie et le Brésil concentrent à eux seuls un quart des découvertes potentielles. Une manière de dire aussi que ces zones, qui possèdent notamment de vastes forêts tropicales humides, sont à protéger en priorité.

Les deux auteurs de cette étude ambitionnent maintenant de développer, dans les années à venir, le même type de carte pour les plantes, les espèces marines et invertébrées. De nouvelles armes pour permettre aux gouvernements et aux institutions scientifiques de savoir où concentrer leurs efforts pour documenter et préserver la biodiversité.

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