Au musée subaquatique de Marseille, une statue connectée veille à la qualité de l’eau

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Au large des côtes marseillaises, une statue connectée veille à la qualité de l’eau
Article rédigé par
Faustine Mazereeuw - franceinfo
France Télévisions

Une nouvelle sculpture a rejoint le musée subaquatique de Marseille. Une œuvre impressionnante mais aussi écolo : grâce à une caméra et des capteurs, elle mesure en direct la qualité de l’eau. #IlsOntLaSolution 

C’est une œuvre monumentale de plusieurs tonnes qui vient d’être déplacée de l’anse du Pharo au musée subaquatique de Marseille, sous l’eau au large de la plage des Catalans. Baptisée "Résilience" par son créateur Thierry Trivès, la statue est un hommage à sa femme décédée d’un cancer du sein, mais évoque aussi la résilience environnementale. La sculpture représente un portrait de Morgan Bourc’his, le parrain du musée et champion du monde d’apnée.

Espace sous-marin dédié à l’art et à la biodiversité marine, cette expo aquatique abrite huit autres œuvres au message écologique. Parmi elles, un ours polaire pour dénoncer la fonte des glaces, une figure de Poséidon, image subliminale de la cité antique engloutie, ou encore une reproduction géante d’oursin, espèce en voie de disparition.

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Une œuvre connectée et écolo

Porteuse d’un beau message, la sculpture est aussi intelligente et connectée. Grâce à des capteurs et des caméras, elle mesure en temps réel la qualité de l’eau. Les images sont diffusées en direct et accessibles gratuitement depuis une appli. “On va tout simplement “prendre le pouls” de la Méditerranée, connaître la température, le dioxygène, la turbidité [la teneur en matériaux en suspension] ou encore le PH, et ça va nous permettre d’analyser la santé de notre mer Méditerranée”, explique Mathilde Le Quéau, chef de projet à l’École Centrale de Marseille. La statue “va permettre de modifier toute la biodiversité qui est au niveau de ce petit territoire et certainement avoir des bienfaits : davantage de poissons, peut-être de tailles un petit peu différentes...”, ajoute Morgan Bourc’his.

À vos palmes, masques et tubas, les visites du musée se font en nageant. L'accès est libre. Vous pouvez aussi réserver du club de plongée sous-marine partenaire du musée, le GRASM, pour des visites accompagnées.

En septembre, une dixième statue rejoindra la collection du musée sous la forme de Séléné, déésse de la lune, dont l’influence sur la mer est bien connue...

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