VIDEO. Mort de Rémi Fraisse : le gouvernement pointé du doigt par la classe politique

La polémique enfle après la mort de Rémi Fraisse sur le site de barrage de Sivens. La classe politique s’en est prise directement au gouvernement. Une équipe de France 2 revient sur ces déclarations.

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France 2

L'enquête sur la mort de Rémi Fraisse, dimanche 26 octobre sur le site du barrage contesté de Sivens, privilégie la thèse d'un décès dû à une grenade offensive lancée par les gendarmes, a annoncé mardi 28 octobre le procureur. A la sortie de l’Assemblée ce mardi, plusieurs députés demandaient des comptes. "Je trouve que là nous sommes face à une affaire d’Etat, rien de moins. Parce que Sivens n’est pas l’Irak et je ne comprends pas que des forces de l’ordre républicaines aient utilisé des armes militaires" confiait Noël Mamère, député EELV, à la sortie de l’hémicycle.

Le Premier ministre hausse le ton

Attaqué par toute la classe politique lors de la traditionnelle séance de questions-réponses à l’Assemblée, Manuel Valls s’est défendu : "face à un tel drame, chacun doit faire preuve de responsabilité, mais aussi de dignité. C’est la seule attitude possible. Quand on est un responsable politique, quand on est un élu, on ne peut pas faire de déclaration à l’emporte-pièce. Je n’accepte pas et je n’accepterai pas les mises en cause, les accusations, qui ont été portées en dehors de cet hémicycle à l’égard du ministre de l’Intérieur qui a toute ma solidarité".

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José Bové, eurodéputé EELV, le 22 mai 2014 à Paris.
José Bové, eurodéputé EELV, le 22 mai 2014 à Paris. (MICHEL STOUPAK / CITIZENSIDE.COM / AFP)