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Arctic Sunrise : La Haye veut faire jouer le droit international

Après l'inculpation jeudi par la justice russe de 30 militants de Greenpeace, accusés de piraterie en bande organisée, les Pays-Bas ont engagé vendredi une procédure d'arbitrage sur la base de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
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Radio France
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 (MAURIZIO GAMBARINI/EPA Maxppp)

La Haye a décidé d'intervenir dans l'affaire des militants de Greepeace arrêtés le mois dernier par les garde-côtes russes, après une action menée contre une plateforme pétrolière en mer de Barents.

Les pays-Bas ont entamé une procédure juridique afin d'obtenir la libération des accusés. Ils sont 30, issus de 18 pays différents, dont la Russie, les Etats-Unis, l'Argentine, la France, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne. Motif de cette procédure : l'arraisonnement de leur navire et l'arrestation de l'équipage sont "illégaux ". Les Russes auraient dû demander aux Pays-Bas la permission d'interpeller l'Arctic Sunrise, qui bat pavillon néerlandais, a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Friso Wijnen, à l'AFP.

La solution diplomatique reste privilégiée

Dans une lettre aux députés, le ministre Frans Timmermans, souligne que "dans le cadre de cette procédure, les Pays-Bas peuvent, en cas d'avancement insuffisant, demander d'ici à deux semaines au tribunal international du droit de la mer d'ordonner des mesures provisoires pour libérer le bateau et ses occupants ".

Mais les Pays-Bas "continuent à privilégier une solution diplomatique ", indique toutefois le ministre et la Haye reconnait que "les membres de l'équipage peuvent être appelés (à comparaître) devant un juge russe ". Inculpés de piraterie, les 30 militants de Greenpeace risquent 15 ans d'emprisonnement. 

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